mardi 16 décembre 2008

Hearts & Books


Il est 20h20, il me reste 10,10 € sur mon pote Nokia, et j'ai une seule envie, une seule pensée qui m'occupe l'esprit, une seule idée qui m'obsède: remonter le temps de 3h. Lumière blanche, ronronnement de fond, étagères de rêves, attention: Big Brother is watching you. Et appuyer sur "pause" pour arrêter le monde de tourner, en ayant auparavant défini une bulle d'isolement temporel qui échapperait au non-mouvement du monde extérieur. Plier la courbe du temps, bloquer les aiguilles de toutes les horloges du monde, créer un vide temporel, pour ne laisser que deux coeurs battre côte à côte.



Ears: "Ohne Dich", Eisbrecher
Brain: Heart.

mardi 2 décembre 2008

Thumbs


Au détour d'un rayon, sur une page de gauche, dans un livre biographique.

C'est le moment d'avouer que j'écoute Eminem.

"Il y avait deux filles assises en face de moi. Je m'étais endormi. Je me réveille et j'étais en train de me baver dessus. Les filles se mettent à rire. L'une me dit: "On peut voir tes pouces?" Et moi: "Mes pouces?" Elle continue: "Regarde tes pouces. Ils sont recourbés.". Je n'avais encore jamais remarqué: je ne sais pas pourquoi, j'ai des longs pouces et le bout part en arrière. Elles étaient fascinées par mes pouces et parlaient du clip de "My Name Is". L'autre fille me dit: "Ils sont bizarres, mais ils sont super mignons." Mes pouces sont mignons. Merci. C'est super."







Ears: "The Way I Am", Eminem (Feat. Marilyn Manson)
Brain: I have some weaknesses.

samedi 29 novembre 2008

The Death of Us

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leus doubles lumières
Dans nos esprits, ces miroirs jumeaux.


Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux;


Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.


"La Mort des Amants", Baudelaire

Ears: "Schwarze Witwe", Eisbrecher
Brain: You can change things.

mercredi 26 novembre 2008

Cold

Dans le froid polaire, mon coeur en miettes que je ne voulais pas laisser partir, je suis sorti de chez moi en pleine nuit. J'ai remonté la rue. Pas de voitures. Pas un bruit à part l'eau qui ruisselle dans les égoûts. En haut de la rue, je me suis retourné, j'ai regardé la pente. Un sanglot m'a secoué. Je me suis élancé. Au milieu de la rue. Et j'ai couru. Le plus vite que je pouvais. Je me suis laissé entraîné, le sang battait à mes oreilles, des serpents de glace me striaient les joues, l'adrénaline accélérait mon rythme cardiaque. Mon coeur battait. J'avais une vision à l'esprit, je me voyais tomber, trébucher, m'étaler sur le bitume, m'écorcher les mains en me rattrapant, ne pas y parvenir, fracasser mes lunettes et m'arracher la peau de la joue sur le sol froid et dur.
Please.
En bas de la rue, en atteignant le plat, je me suis arrêté. Au milieu de la rue. Et j'ai regardé les étoiles, le coeur battant, la vue brouillée. J'ai toujours eu du mal à respirer après avoir couru trop vite. Ma respiration sifflait, tout mon corps tremblait, j'était gelé mais je me sentais vivant. Alors j'ai entamé le retour, en marchant sur le bord du trottoir, les bras ballants, haletant de larges nuages de vapeur. Une voiture passe et ralentit, probablement en me voyant marcher seul dans le noir, complètement ailleurs. Elle s'arrête à ma hauteur. Oui je vais bien, non ne vous en faites pas, ça va aller. Oui il fait froid, je rentre. Au revoir, bonne route. Une fois la voiture disparue au tournant, je me suis assis par terre, dans les feuilles gelées qui cassent sous moi. Qui craquent, comme moi. Puis je suis rentré.
Ears: Error 404.
Brain: Error 404.

dimanche 16 novembre 2008

Experiment


Je. Moi. Je suis. Moi ? Qui ? Je suis moi ? Qui. Je suis qui ? Je suis moi. Moi je suis. Quoi. Je suis quoi ? Qui. Quoi. Moi. Je ne sais pas. Je suis ce que je suis. Je ne sais pas ce que je suis. Ce que je fais. Aujourd’hui. Hier. Demain. Maintenant ? Je fais quoi ? Je me fais ? Je me fais. Fake. Ou je me tais. Je fais quoi moi ? Je fais quoi ? Moi ? Je fais moi. Je me fais. Je suis ce que je fais. Je fais ce que je suis. Je suis. Quoi ? Je suis sans savoir. Je suis sans avoir. Hand. Moi demain. Moi dans vingt ans. Moi ? Je ? Et moi ? Je suis et puis ? Et puis quoi ? Et puis. Tant pis. Et puis tant pis. Ici. Maintenant. Aussi. Et? Alors. Et alors ? Je. Dors.

Run for your life.

La guerre est finie. La guerre est finie. Cessez le feu. La guerre est finie. The war is over. La guerre est finie. Rentrez chez vous. Les femmes sont mortes. Les hommes sont prisonniers. Les enfants, sont orphelins. Enfants de demain, levez-vous. La guerre est finie. Une nouvelle ère. Un nouvel air. Inspirez. La guerre est finie. Membres amputés. Corps déchirés. Larmes séchées. Terre détrempée. Sang coagulé. Plaies infectées. Planète ruinée. Vies écrasées. Armes à terre jetées. Munitions épuisées. Dépouilles délaissées. Vies terminées. Lumière oubliée. Cris avortés. Espoirs abandonnés. Joues mouillées. Yeux fermés. Ou grand ouverts, vides de vie, contemplant l’horreur de ce monde noir qui court à sa perte, qui court, qui court. Qui court inexorablement. Monde qui court. Vie trop courte. La guerre est finie. Abandonnez.

Write for your soul.

Dehors. La pluie. Le ciel. La vie. Vivre. Je vis. Je vis ? Quoi ? Qui ? Moi ? Vis ? Vice. Dedans. Le sang. Le vent. La vie. Vivre. Quand ? Jusque quand ? Quand je suis. Je suis quand je suis. Je vis quand je vis. Je suis quand je vis. Je suis. Quoi ? Qui ? Je suis. J’écris. Qui ? Quoi ? Moi. J’écris moi. Et puis ? J’écris. Je. Cri.


Ears: "Bye/Die", Pain
Brain: Questions.

dimanche 9 novembre 2008

vendredi 7 novembre 2008

Great Man Gone


Il avait 66 ans. Il avait un cancer. Il s'est battu tant qu'il a pu. Hommage.


Michael Crichton


Son premier roman est publié alors qu'il a 24 ans sous le nom de John Lange. Il écrit pour financer ses études de médecine à Harvard, Californie. Il publie aussi un roman écrit avec son frère Douglas Crichton sous le nom de Michael Douglas, comme l'acteur. Grand auteur, et pas seulement parce qu'il mesure deux mètres, il aura publié en tout 26 romans, dont une dizaine de best-sellers qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires en 30 langues à travers le monde. On le considère comme l'inventeur du techno-roman scientifique à suspense, une petite merveille que j'ai toujours eu du mal à fermer avant la dernière page.

Et que j'aurai toujours du mal à fermer. J'ai tout lu de ce qui a été publié sous son vrai nom, j'ai tout aimé ou presque et adoré plus de la moitié. Pour moi, il fait partie de ces auteurs qui m'ont construit, avec Stephen King ou Isaac Asimov pour rester Outre-Atlantique et dans le domaine du grand public. Michael Crichton est un génie.

Pour situer...

"Les Prisonniers du Temps"? Lui.

"Jurassic Park"? Encore lui.

"Urgences"? Toujours lui.

Pour découvrir, ceux que j'ai lu et aimé...

"Un train d'or pour la Crimée": L'histoire romancée d'un fait avéré. Un homme cambriole un train qui transporte la paie des soldats de Crimée en ayant tout préparé minutieusement auparavant. Divertissant.

"Sphère": Je ne me rappelle plus très bien mais, en gros, on découvre une sphère au fond de l'eau mais les scientifiques ne parviennet pas à pénétrer à l'intérieur. Ensuite je crois qu'elle s'ouvre toute seule et il se passe pelin de trucs bizarres. Intriguant et passionant.

"Jurassic Park" + "Le Monde Perdu": Le célèbre parc des dinosaures, adapté au grand écran par Spielberg. Une île qui est un ancien "zoo" avec des dinosaures où tout a été détruit. Si je me souviens bien, dans le premier, des toursistes font un tour un bateau puis sont forcés de descendre à terre sur cette île. Classique mais tellement mieux en livre.

"Soleil Levant": J'ai honte mais... aucun souvenir à part que l'histoire se déroule en Asie (sans blauge, avec un titre pareil...). Un bon thriller.

"Harcèlement": Comme le titre l'indique, une histoire de harcèlement. Un homme est accusé de harcèlement sexuel par une collègue, arrive à se disculper puis se rend compte que l'affaire servait d'abord à cacher des tractations en sous-main. Un autre bon thriller.

"Turbulences": Un avion atteri sans problème mais à l'intérieur, il ya quelques morts et des blessés et la cabine intérieure est détruite. Une femme de la société propriétaire de l'avion est chargée de l'enquête mais quelqu'un veut l'empêcher de découvrir la vérité. Un bon thriller basé sur les prouesses de la technologie dans les avions.

"Les Prisonniers du Temps": Deux groupes de protagonistes au départ, une entreprise de pointe et des étudiants en archéologie. Le professeur de ceux-ci se rend dans l'entreprise ultra-secrète sans connaître la raison de l'invitation. Les étudiants découvrent un peu plus tard lors de fouilles un parchemin datant du Moyen-âge écrit de la main du professeur qui les appelle au secours. L'entreprise l'a envoyé là-bas et ne sait plus le ramener. Ils partent à son aide et ont aussi du mal à revenir. Deuxième sur ma liste des favoris. Génial et passionantissime.

"La Proie": Dans le désert, une entreprise de nanotechnologie où les recherches dérapent. Mon préféré et donc celui dont j'en dis le moins (et déja trop), plus que vivement conseillé. Géniallissime et passionant.

"État d'urgence": Récent, pas encore lu.
"Next": Le dernier, pas encore lu.
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Ears: "Smalltown Boy" Atrocity
Brain: Am I that stupid?

dimanche 2 novembre 2008

London Calling

Premier jour:


Mon gsm affiche 3h30 quand il sonne. Ting! Ting! Tilililing! J'ai à peine dormi 4h30 mais je ne me sens même pas fatigué. Le premier à me lever, je fonce vers la salle de bain pour prendre ma douche avant ma soeur et ma maman et éviter d'être en retard. La maison est toujours endormie quand je descend allumer mon ordi pour charger mon Ipod. S'ensuit une suite de trajets: en voiture Charneux-Liège, en train Liège-Bruxelles, en Eurostar Bruxelles-Londres. Finalement je tomberai quand même de fatigue dans les deux trains. Dans l'Eurostar, on est assis à côté de deux adultes avec leur petit Ethan et d'un autre homme qui dormira tout le trajet en ronflant par intermittences. Le petit n'arrête pas de bouger et de parler à sa mère, à tel point que pour finir le père prononce ses premiers mots en s'adressant à sa femme: "Tu peux pas parler moins fort?" Parce que Monsieur lit son journal, attention. Arrivés à la gare londonienne de Saint-Pancras (non pas Pancréas, Laura, Pancras, sans "é"), on monte directement dans le Tube, direction Notting Hill et l'hôtel. Premier miracle londonien en sortant à la station Notting Hill Gate, un accord de guitare résonne au coin d'un couloir blanc aseptisé et puis une voix s'élève dans le froid d'un courant d'air. C'est la chanson du film.

"Ain't no sunshine when she's gone.
It's not warm when she's away.
Ain't no sunshine when she's gone
And she's always gone too long anytime she goes away.
Wonder this time where she's gone.
Wonder if she's gonna stay
Ain't no sunshine when she's gone
And this house just ain't no home anytime she goes away.
And I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know
Hey, I ought to leave the young thing alone,
But ain't no sunshine when she's gone, only darkness everyday.
Ain't no sunshine when she's gone,
And this house just ain't no home anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away."
"Ain't no sunshine when she's gone", Anonymous singer in the Underground covers Bill Withers




Après avoir déposé nos sacs à l'hôtel, on se dirige vers Hyde Park qu'on va traverser à pied pour atteindre le centre de Londres. On passe devant une école maternelle où des enfants encravatés font des bricolages en tablier rouge plastique, on croise une voiture couverte de neige, des montagnes de poubelles (apparement le tri des déchets n'existe pas trop) et une ancienne Vespa rouge. Pour la neige, le journal dit que c'est la première fois depuis 70 ans qu'il neige au centre de Londres, et depuis 50 ans dans la région. Donc, le ciel est bleu, la pluie semble très improbable mais qu'est-ce qu'il fait froid. On manque déja de se faire renverser en regardant à gauche avant de traverser alors que les voitures viennent de droite. Puis on remarque qu'il est écrit sur le sol "Look left" ou "Look right", et alors on regarde à gauche quand il est écrit de regarder à droite, logique. Hyde Park c'est le paradis de la gente canine et des volatiles de toutes espèces. Et aussi de la Princesse Diana: le parc abrite une plaine de jeux (payante) qui lui est dédiée, un bel hommage... Et déja j'apprends quelque chose: les canards broutent comme les vaches, en tout cas les canards anglais. En gros, ça veut rien dire, quelque chose qui peut sembler normal là-bas ne l'est pas nécessairement par ici. Ils sont fous ces Anglais. Le parc traversé, on se retrouve sur la route, on cherche le nom des rues pour se repérer sur la carte et rejoindre Harrod's et... on marche 5 minutes dans le mauvais sens. Harrod's en deux mots: "huge and expensive". Pas loin du Hard Rock Café de Londres, on passe par là, on rentre, on fait le tour et on ressort directement. C'est blindé, pas une seule place de libre. Mais c'est pas ça le plus décevant, c'est de voir à quel point c'est touristique.




À la sortie de Hyde Park, on s'arrête pour jeter un oeil à Buckingham Palace avant de prendre le métro pour aller à Picadilly Circus. Le métro c'est quand même un truc impressionant, c'est blindé, ça emmène des milliers de gens à des centaines d'endroits. De voir ces trains qui partaient à toute vitesse dans un tunnel sombre, ça me faisait penser à Germinal et la métaphore de Zola sur la mine qui se nourrit d'être humains. Le métro c'est aussi le vacarme infernal des sonneries brèves à l'entrée où tout le monde passe les portails avec sa petite carte magnétique, c'est les gens pressés qui descendent les escalators à toute vitesse en dépassant tous les autres qui sont sagement alignés sur la droite, c'est un bombardement constant de publicités pour des opéras, théâtres, ballets, comédies musicales et films de toutes sortes, c'est la voix des hauts-parleurs qui annonce les train et préviens chaque fois de sa voix mélodieuse "Mind the gap between the train and the platform". Ensuite on est arrivés à Picadilly Circus, festival de lumières et de bruit. Morts crevés de s'être levés tôt, du décalgage horaire et d'avoir marché déja pas mal, on cherche un endroit pour se poser et manger un bout. Et partout cette pancarte à l'entrée qui nous empêche de rentrer sans laisser Laura dehors, même si elle pourrait facilement passer pour avoir 18 ans mais mieux vaut éviter les problèmes dans un pays où, dans le métro, des panneaux incitent à dénoncer tout comportement suspect de votre voisin. Le soir, on s'installe dans la chambre G1 du Blue Bells Hotel à Notting Hill. Avant de tomber endormis comme des masses à 21h, on regarde une émission sur Channel 4: Teenage Embarassing Bodies. C'est assez spécial, ça vire parfois au Nip Tuck sans être de la fiction. Moi qui pensais que les Anglais sont des gens prudes, je suis forcé de changer d'avis en voyant ça. Une fois endormi, je passe une nuit très perturbante.

Deuxième jour:


Le lendemain matin, après un déjeuner de céréales et de toasts au beurre salé avec un jus d'orange, direction Westminster dans le froid matinal. Dans les rues, on croise deux types de gens dans les rues: les touristes comme nous et les hommes et les femmes d'affaires, en cravates et tailleurs, très pressés et très sérieux. Westminster, c'est impressionant pour la taille, c'est immense. Et tout dans la même architecture, j'aime beaucoup. On a marché le long de la Tamise tout l'avant-midi et une partie de l'après-midi. Ma maman voulait absolument aller sur la roue pour voir Londres de tout en haut mais une fois arrivé sur place et renseigné sur le prix (60€ pour nous trois), on a passé notre chemin. À partir de ce moment-là, le ciel a commencé à se couvrir et le vent à forcir. En arrivant sur le Tower Bridge, il pleuvait pour de bon, par petites gouttes. Le truc avec les grandes villes qui ont plein de monuments à montrer, c'est qu'il faut toujours que ça soit beau et donc il fallait que l'un d'entre eux soit en rénovation. Ils enlevaient la peinture bleue pour en remettre de la nouvelle, apparement ça leur prendrait des milliers d'heures de travail d'après un panneau.




Installé dans une ancienne centrale électrique à l'aspect très peu engageant dans la lumière déclinante d'une fin d'après-midi d'hiver, le Tate Modern est le musée londonien de l'art moderne et contemporain. J'avais dû insister pour qu'on le visite, et c'était en effet très fatiguant. À Londres, les musées nationaux sont gratuits et chacun met dans une énorme tirelire la somme qu'il veut pour contribuer aux frais. La majeure partie du musée est donc gratuite, il faut payer pour les expositions temporaires centrées sur un artiste particulier. En vrac, on trouvait Dali, Picasso, Warhol, Matisse, des mouvements comme le cubisme, le minimalisme, le constructionisme, le futurisme, etc. Très joli. Je n'ai pu prendre que deux photos avant qu'une employée du musée ne me rappelle que c'était interdit. Un musée contemporain, c'est très spécial. C'est pas comme des peintures "normales" où tu peux comprendre que c'est de l'art parce que c'est difficile à peindre où que ça fait un bel effet. Là, pour les monochromes par exemple, ça n'a pas l'air plus difficile que ça à peindre. Je pense que c'est plutôt l'idée et le message que vraiment la peinture en elle-même. Enfin bref, on a donc traversé plein de salles de tableaux, sculptures, etc. De temps en temps, il y avait une salle vidéo où un film tournait en boucle. Le panneau a l'entrée de l'une d'entre elles mettait les jeunes yeux en garde, et il valait mieux. Sur trois écrans, des gens nus étaient filmés: un homme qui dansait avec un visage difforme, une femme étendue et enduite d'une couche d'une matière qui ressemlait à de la graisse, et un autre homme assis qui avait des crises de tremblements. Assez dérangeant. Très spécial.




Dans le métro sur le chemin du retour, on a croisé un autre chanteur avec sa guitare. Je me suis arrêté, elles se sont arrêtées un peu plus loin. Puis vers la fin de la chanson, alors que j'avais oté quelques paroles pour la retrouver (je ne m'en rappellais pas sur le moment), je lui ai donné une pièce. Raconté comme ça, ça parait ridicule, mais c'était trop beau pour ne pas réagir. À l'hôtel, j'ai regardé la fin de Teenage Embarassing Bodies pendant que les deux autres dormaient. J'ai empêché mon gsm de mourir, et moi aussi par la même occasion. Puis je me suis endormi avec le dernier album "The Slip" de Nine Inch Nails.
"We'll do it all
Everything
On our own
We don't need
Anything
Or anyone
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
I don't quite know
How to say
How I feel
Those three words
Are said too much
They're not enough
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life
Let's waste time
Chasing cars
Around our heads
I need your grace
To remind me
To find my own
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life
All that I am
All that I ever was
Is here in your perfect eyes, they're all I can see
I don't know where
Confused about how as well
Just know that these things will never change for us at all
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?"
"Chasing Car", Anonymous singer in the Underground covers Snow Patrol
Troisième jour:


Plus courte que les deux premieres parce qu'on devait prendre le train à 17h45, on a commencé la journée avec Trafalgar Square et la National Gallery. Sur la place, une énorme serre qui abritait le London Games Festival, le soleil était revenu depuis hier soir. On est entrés dans le musée à l'ouverture, à 10h, on en est sortis à 12h30. Deux heures et demie de peintures, du Moyen-âge à la fin du dix-neuvième siècle, de Botticelli à Turner, en passant par Michel-Ange ou Van Gogh. Un très beau musée, gratuit lui aussi, mais très long. La seule chose qui nous a fait rester jusqu'au bout c'est les tournesols de Van Gogh dans la dernière salle. Non, j'exagère, mais c'était très long. Et à la fin, mon ventre gargouillait à un tel niveau sonore que les gens se retournaient sur mon passage. Ensuite on a pris un bus au hasard, rien que pour monter à l'étage. Et on est montés dans le 23. C'est très sérieux. Il nous a emmenés dans les quartiers financiers, en roulant à gauche évidemment. C'est très perturbant. Déja les bus normaux on se demande comment ils font pour ne pas écraser les gens dans les tournants, ici quand on est à l'étage, on a l'impression de carrément rouler sur le trottoir tout du long.

Le trajet du retour en Belgique est tout aussi long mais encore plus pénible. À côté de nous, c'est plus le gamin turbulent mais un groupe de gays qui boivent. D'abord du champagne, ensuite de la bière. Et plus l'heure avance, plus leurs verres se vident, plus ils ont l'air gays. Et toujours ce truc des oreilles qui se bouchent à chaque entrée dans un tunnel et à chaque différence d'altitude. Chose bizarre, personne dans le train n'a l'air d'en souffrir à part ma soeur et moi qui grimaçons à chaque fois.
Arrivée à Liège enfin et choc du contraste. Ici tout est gris et il pleut. Là-bas tout était blanc éclatant et le ciel était bleu. Un début de déprime se fait sentir. On parle d'habitude de mal du pays, dans mon cas c'est le mal de l'étranger. Mais je suis au moins heureux de rentrer pour une raison.
Back to routine.




Une boisson anglaise pour la haute, au gin comme par hasard.


Ears: "To Die For", The Birthday Massacre
Brain: Nothing much has changed. It just got intensified.

dimanche 12 octobre 2008

Richard Migrating


J'ai un sale préjugé sur les side-project et les trucs fait en solo par des membres de groupes connus. Et c'était pareil pour Emigrate, le projet de Richard Z. Kruspe, main guitarist de Rammstein. Le problème c'est que les singles sont pas toujours les meilleurs chansons, loin de là. Donc son single, "My World", ,e m'avait pas plus et ça s'arrêtait là. Jusqu'à ce que je cherche plus de groupes d'indus allemand et que je retombe dessus. Je télécharge et... j'adore en fait. Un son lourd à la Rammstein, une voix par moments à la Smashing Pumpkins, par d'autres à la Chris Martin, et puis des paroles autrement plus belles que pour "Mein Teil". Disons que ce n'est pas du tout la même optique, ici les paroles sont plus communes. Et en rimes, en plus.


"My sickness slips inside
Drowning in my poison
Desperately I hide too from heaven

Now we'll be together
I can make you better
Siphon your pain in me, so I bleed

Feed your dreams to fishes
Lie about your wishes
Eat away at your time, seconds are mine

Sometimes it seems we're toxic
Wake me up and shock it
My low self-esteem
Can make me scream

In my tears
Don't let me drown
My fears
Don't make a sound
My tears
Don't break me down
In my tears
Don't let me drown

It's only my psychosis
Feeling thorns of roses
Fill the void inside me
So you see

Feed me tranquilizers
Calm the storm inside us
It's so perverse to say
That I'm blind

In my tears
Don't let me drown
My fears
Don't make a sound
My tears
Don't break me down
In my tears
Don't let me drown"
"My Tears", Emigrate


It always feel worse than I would ever admit. Always. And for every little thing I see. Everything. That's how I am. But life must go on so I'll better live. And I wanna do so with you.




"You're
So pure
So sure again
Whatever you do
We will laugh again

I'm
Like you
A fool again
Whenever I fell
I got up again

Babe
You don't have to be afraid
In my eyes
Babe
Don't be ashamed

Find
Your way
And lose again
Wherever you are
You can choose again

Your heart
Will break
And heal again
And one day will come
When you believe again

Babe
You don't have to be afraid
In my eyes
Babe
Don't be ashamed

Babe
You don't have to be afraid
In my eyes
Babe
I'm so glad that you've stayed

Babe
You don't have to be afraid
In my eyes
Babe
Don't be ashamed


Babe
You don't have to be afraid
In my eyes
And I'm so glad that you've stayed"
"Babe", Emigrate
Ears: "L'Aventure", Eisbrecher
Brain: The sooner, the better.

mercredi 8 octobre 2008

In Flames


Sonic Syndicate: Trop court.
Gojira: Trop lourd.

Et puis...



In Flames.


On attend derrière un grand rideau blanc qui nous cache la scène, on aperçoit de vagues mouvements de techniciens. Tout serrés, on attend. Quand les lumières s'éteignent enfin, le coeur accélère, tout tremble. Et on attend encore. Puis au loin, doucement, tout doucement, résonnent quelques délicates notes. En guise d'intro, on ne pouvait pas faire mieux. LA Chanson. Pour entamer, "The Chosen Pessimist". Les projos s'allument derrière le rideau et on aperçoit les ombres des musiciens sur la toile. Géant. Mais il en manque un. Et il arrive, dans un tonnerre de cris, de hurlements, d'appleudissements, de tout ça en même temps. Impossible de ne pas le reconnaître. Et il chante. Magnifique. Et la tension monte, tout le monde attend le moment ou la chanson démarre, tout le monde attend le moment où le rideau va tomber. Et BAM. Projecteurs plein feux, guitares pleine puissance, le rideau tombe. Tous éblouis. Et pas que par la lumière.


"Tell me which side I'm on
Approaching constant failure
Tell me which side I'm on
(Who is friend or foe? )
Approaching constant failure

Between love and hate
Which path to follow?
How can I keep balance in this race?
Come faith, I'm dying (slowly)

In many ways I'm the burden that devides us from the light
In many ways you're the halo that keeps my spirit alive
Temptation
Play the good or evil part
With me, you evoke the dark
Erase the free will and watch me heal

Tell me which side I'm on
Approaching constant failure

Between love and hate
Which path to follow?
How can I keep balance in this race?
Come faith, I'm dying...

Amused by the trials and tribulations
If I survive I fly from here
But as the chosen pessimist

I carve my name in stone
I carve my name in stone
Amused by the trials and tribulations
If I survive I fly from here

How can I keep balance in this race?
Come faith I'm dying..."
"The Chosen Pessimist", In Flames

Toutes, elles y sont toutes passées. Chaque chanson qu'on pouvait avoir envie d'entendre, du premier au dernier album, elles y sont toutes passées. En vrac, parce que j'ai pas pu tout retenir avec le nombre de neurones que j'ai perdu: "The Quiet Place, Drifter, Cloud Connected, Trigger, Take This Life, The Mirror's Truth, Sleepless Again, Delight And Angers, The Chosen Pessimist". Et puis, en plus de leurs chansons parfaites, le chanteur a un humour délicieux.

"We're glad to be here, you understand me right? It's good to be understood. We've been touring in Germany over the few days ago and they didn't understand shit. They didn't understand shit of what I was saying, I could have said anything. "I just fucked your mother!" And them "Yeaaah!""

"And hum... [Grand silence]... Wow you are really listening to me! I'm not used to that, wait a minute."

"It's a great place here but it's weird all those people sitting over there and on the left, and the right... Are you okay? Yeah hello, right. [Il regarde une fille dans les balcons et son mec arrive et la prend dans ses bras] Haha the guy, "Don't dare look at my girl!" It's cool, man. [Il met sa main en visière pour voir les gradins au fond de la salle] And you over there, are you okay? Okay... Why are you siting there? Come here! At least don't stay sit and get up! [Les gens se lèvent et tout] Wow I didn't told you you could sit down! [Et là, y'en a qui se relèvent encore] You know, there's always that guy that will NEVER get up, never. [Tout le monde commence à huer] Hey calm down, calm down. Actually, don't laugh at that guy cause that's me at concerts, so fuck you! [Avec un énorme sourire, et re-huements] No it's a joke haha... No but really, it's a joke. It really is a joke. Now we're gonna take you back to Clayman!"
Tout ceci retranscrit vraiment plus ou moins...

Merveilleuse soirée. Épuisant mais ça en vaut le coup. Et agréable avec tous ces gens en plus. À remettre absolument. Absolument. Maintenant, reste plus qu'à recruter pour aller voir Bullet For My Valentine pour encore passer un lendemain de raideur de cou et de fatigue.

Bizarrement, après chaque sortie, je suis pris d'un sentiment de solitude exacerbé... Miss you so much... I begin to think that I'll never recover, that I'll never stop loving you...

Remarquez la photo, il avait le même t-shirt hier...


Ears: "The Sun Smells Too Loud", Mogwai
Brain: I need it. I need you.

mardi 30 septembre 2008

Ich Verstehe Dich Nicht


I can tell by your eyes
That you've probly been cryin' forever,
And the stars in the sky don't mean nothing to you, they're a mirror.

I don't wanna talk about it,
How you broke my heart.
If I stay here just a little bit longer,
If I stay here, won't you listen
To my heart, oh, my heart?

If I stand all alone,
Will the shadow hide the color of my heart;
Blue for the tears, black for the night's fears.
The stars in the sky don't mean nothing to you, they're a mirror.

I don't wanna talk about it,
How you broke my heart.
If I stay here just a little bit longer,
If I stay here, won't you listen
To my heart, oh, my heart?

I don't wanna talk about it,
How you broke this old heart.
If I stay here just a little bit longer,
If I stay here, won't you listen
To my heart, oh, my heart?

My heart, oh, my heart.
"I Don't Want To Talk About It", Rod Stewart



Ears: "Ich Will", Rammstein
Brain: Souvenir from good times, before I got your sweet letter.

lundi 29 septembre 2008

Lost


Mais qui va venir voir Unswabbed avec moi maintenant? Qui?!

Tu vois, je ne veux pas m'en aller, je ne veux pas te laisser. Mais si tu ne l'as pas fait pendant tout ce temps, tu ne le feras pas plus maintenant et je ne me sens plus capable de le supporter, c'est tout...


Ears: "Beggin'", Madcon
Brain: Hard to leave.

vendredi 26 septembre 2008

Ruined


Trahis. Je me sens trahis. Comme si cette décision ne lui revenait pas. Elle n'avait pas le droit de prendre cette décision. Ce n'était pas sa décision. Ce n'était pas la sienne. Pas la sienne. J'étais le seul à pouvoir la prendre normalement, c'est moi qui souffrait le plus de la situation, c'est à moi que revenait la décision. La sienne, c'était un choix. Un choix qu'elle n'a jamais fait.

Avant de m'endormir, je devrais plutôt dire essayer de m'endormir lla tête pleine de questions tourbillonantes, je mets une chanson au hasard. Pur hasard.



Will I fall again into dismay?
Will I be ashamed of crying?
And I know it's never been the way that I described
But I am afraid of trying
She's the one who keeps me all excited
She keeps me begging for more
She's the one who deems me uninvited
Now it's over

Never leave me, and don't deceive me
I'll keep on crawling my friend
Never tease me and don't leave me here
It's all the same in the end

Now I find that I am weaker fare
That I am ashamed of lying
And I know things never feel the way that's right inside
And I am afraid of dying'
Cause you're the one who keeps me all excited
You keep me begging for more
You're the one who keeps me uninvited
Now it's over

Never leave me, and don't deceive me
I'll keep on crawling my friend
It's only a symbol you've got me falling away
And I am afraid
Take back what I said
It's all the same in the end
It's all the same in the end
It's all the same in the end
It's only a symbol
"Never Leave", Seether


Toute la nuit, les mots se sont écrasés les uns sur les autres en moi. Au départ rouge écarlate, rouge hémoglobine, rouge pur, rouge chaud. Et petit à petit, le noir grimpait. Comme une armée d'insectes rampants dans un bruit infernal de cliquetis et de bruissements sans fin, ça s'est répandu. Comme une marée noire, ça m'a submergé. Maintenant le rouge a en grande partie tourné foncé, noir. Je ne sais pas définir ce que je ressens. Je sais juste que dans le mélange de ces couleurs, la colère est bien claire. Je lui en veux comme j'en voudrais à une personne que j'aime qui m'abandonne. Je lui en veux vraiment.

J'ai toujours cru que ça finirait bien. Que ça finirait comme moi je l'imaginais. J'y ai toujours cru. Malgré tout ce qu'il s'est passé, j'y ai toujours cru. Et quand on me répétait de laisser tomber, je n'entendais pas. Je ne voulais pas entendre. J'avais confiance.

Cette sensation, je l'ai déja vécue plusieurs fois cette année. Comme un mal de ventre mais sans douleur, qui me colle à la peau et pour lequel je n'ai aucune solution. Juste, peut-être, attendre. Encore attendre. J'ai déja tant attendu, tout attendu.

Maintenant, il reste tant de choses qu'on ne fera jamais. Et tout ce qu'on a fait, je voudrais le lui reprendre. Ne rien lui laisser. Pour lui montrer ce que ça fait de perdre tout d'un seul coup. Pour qu'elle assume le choix qu'elle a fait. Ou plutôt celui qu'elle n'a pas fait. Je voudrais tout reprendre mais je ne veux pas qu'elle oublie. Je ne veux pas être le seul à regretter. Je ne veux pas être le seul à penser à nous à chaque minute de la journée. La plus grande partie de ma bibliothèque musicale, à part les chansons dont je ne comprends pas les paroles, presque toutes les pièces de la maison, jusque dans le frigo, un bracelet, un cadeau que je n'aurai jamais, tant de choses me font penser à elle. Tout mon univers porte sa marque. TiS(ch). Moi. Tout.


Toutes tes excuses ne changeront rien.
Je ne sais pas quoi faire.
Je ne sais pas quoi dire.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas!

Ears: [...]
Brain: You ruined it all.

vendredi 19 septembre 2008

Fucking Shout!


Un soir, la date importe peu, je tentais de réguler le stress qui montait au fur et à mesure que les aiguilles de l'horloge au-dessus de la télévision tournaient en regardant la spéciale Métal sur MCM. Il me restait 9h avant l'oral de Phonétique et je n'avais vraiment aucune envie de dormir. Mon gsm en main avait arrêté de vibrer, il dormait. Je flottais sur un nuage de stress, de calme relatif et de bonheur.


Ears: "Slutgarden", Marilyn Manson
Brain: Just dare. If you want me.

mercredi 17 septembre 2008

Brevis, Brevis, Breve


"C'était la petite fille la plus fortunée du monde, car non seulement elle avait un père noble, de nombreuses robes de soie et tant de colliers que même une dizaine de fillettes n'auraient pu les porter tous à la fois, mais elle possédait aussi un coffret de bois gris, taillé dans un cocon de dragon. Et, dedans, réduits en fine poussière, se trouvaient enfermés tous les souvenirs heureux de la princesse la plus sage qui eût jamais vécu. Ainsi, chaque fois qu'elle se sentait triste, il lui suffisait d'ouvrir son coffret, de priser un peu de souvenirs, et "Atchoum!" elle retrouvait toute sa joie d'enfant."
"Vieux conte jamaillien"
Robin HOBB, "Adieux et Retrouvailles", tome 13 du cycle de "L'Assassin Royal", Flammarion, J'ai Lu, p. 111.


"Si un martien, je devrais plutôt dire un alien, entrait en ce moment dans la salle par la porte grinçante, il ne saurait probablement pas définir ce qu'il aurait devant les yeux et pourrait prendre cette salle de classe pour une créature d'un seul tenant de teinte foncée et parsemée de protubérances gesticulantes et toussantes."
"Introduction à la linguistique et à la sémiologie générale", Jean-Marie Klinkenberg, cours du 17/09/2008


Ears: "Heroes of our Time", DragonForce
Brain: University is the temple of showing off.

mardi 16 septembre 2008

Tearing Me Apart

Deuxième jour depuis la rentrée universitaire et, au compteur, un heure ratée sur deux. Du coup, je peux étudier l'introduction sur la Renaissance, mais pas sur l'Humanisme. "Bernique!" dirait M. Bierlaire, il n'est jamais trop tard pour être sérieux. J'ai pris de bonnes résolutions mais je n'ai pas encore l'occasion de les appliquer, c'est pratique. À part ça, "rien" n'a changé, toujours aussi peu de représentants masculins en Romanes, c'est-à-dire qu'on passe de 10 sur 100 à 2 sur 35, dont moi. Si si, c'est très sérieux.
Depuis le temps que je n'ai plus rien écrit, j'avais des tonnes de sujets à traiter mais le temps les a rendus... futiles peut-être, inutiles sûrement. En vrac, stress de la proclamation, soirée Rouge et Noir étrange, tristesse, illusions, déception, etc. La routine. On finit par s'en lasser. Par s'... ou pas. Halaa minua.


Arrache-moi les yeux
Que je ne puisse plus voir que tu écrit "Je t'aime" pour un autre

Arrache-moi les mains
Que je ne puisse toucher tes mains, ta peau, tes lèvres si douces

Arrache moi les ongles
La douleur jusqu'au bout des doigts et jusqu'au fond de mon coeur

Arrache moi le coeur
Que je je ne puisse plus avoir peur de te perdre pour finir

Arrache moi la tête
Que je ne puisse savoir que tu le veux et ne pas comprendre

Arrache moi les oreilles
Que je ne puisse t'entendre dire que c'est impossible

Arrache moi les...
La douleur jusqu'au bout de moi et jusqu'au fond de mon coeur

Arrache moi le coeur
"Arrache-moi", Louise Attaque


Ears: "World So Cold", Mudvayne
Brain: The hourglass is emptying...

mercredi 27 août 2008

All I Have Left Of Those Days Are Memories


Sie stehen eng umschlungen
Ein Fleischgemisch so reich an Tagen
Wo das Meer das Land berührt
Will sie ihm die Wahrheit sagen

Doch ihre Worte frisst der Wind
Wo das Meer zu Ende ist
Hält sie zitternd seine Hand
Und hat ihn auf die Stirn geküsst

Sie trägt den Abend in der Brust
Und weiß dass sie verleben muss
Sie legt den Kopf in seinen Schoß
Und bittet einen letzten Kuss

Und dann hat er sie geküsst
Wo das Meer zu Ende ist
Ihre Lippen schwach und blass
Und seine Augen werden nass
Und dann hat er sie geküsst
Wo das Meer zu Ende ist
Ihre Lippen schwach und blass
Und seine Augen werden nass

Und dann hat er sie geküsst
Wo das Meer zu Ende ist
Ihre Lippen schwach und blass
Und seine Augen werden nass
Und dann hat er sie geküsst
Wo das Meer zu Ende ist
Ihre Lippen schwach und blass
Und seine Augen werden nass

Der letzte Kuss ist so lang her
Der letzte Kuss
Er erinnert sich nicht mehr


Ears: "The Chosen Pessimist", In Flames
Brain: You know what the Lily means, it's up to you.

samedi 23 août 2008

Come To Me


MORFONDRE (SE) v. pr. (du radical murr-, museau, et fondre, prendre froid). S'ennuyer à attendre trop longtemps, perdre du temps à faire quelque chose sans succès et, p. méton., se tourmenter, être insatisfait.

Revenez un mot en arrière, vous trouverez...

MORFLER v. i. Pop. Encaisser un coup dur.

Quitte à me morfondre, je préférerais le faire dans tes bras. Pourquoi pas?

Ears: "Blur The Technicolor", White Zombie.
Brain: This is killing me.

vendredi 22 août 2008

Wings Burning


You told me I'm an Angel
Don't wanna be an Angel
Just wanna be Your Angel

No Angel without a Devil
The Fight against Evil
I will kill your Devil
Fur Us it I will kill



Ears: "You And Me And The Devil Makes 3", Marilyn Manson
Brain: You.

dimanche 17 août 2008

Untitled


"All the things she said
All the things she said
Running through my head
Running through my head

I'm in serious shit, I feel totally lost
If I'm asking for help it's only because
Being with you has opened my eyes
Could I ever believe such a perfect surprise?

I keep asking myself, wondering how
I keep closing my eyes but I can't block you out
Wanna fly to a place where it's just you and me
Nobody else so we can be free
Nobody else so we can be free

All the things she said
All the things she said
Running through my head
Running through my head

And I'm all mixed up, feeling cornered and rushed
They say it's my fault but I want her so much
Wanna fly her away where the sun and rain
Come in over my face, wash away all the shame
When they stop and stare - don't worry me
'Cause I'm feeling for her what she's feeling for me
I can try to pretend, I can try to forget
But it's driving me mad, going out of my head

All the things she said
All the things she said
Running through my head
Running through my head"
"All The Things She Said", t.A.T.u


Brain: "Les images sont souffrance" So right. I feel it coming deep inside, I one day will no longer be able to cope with this...
Ears: "I'm Alright (You Gotta Go There)", Stereophonics

vendredi 15 août 2008

Euphoria

Douce euphorie.
Dangereuse euphorie.
Agréable euphorie.
Nécessaire euphorie.
Aveuglante euphorie.
Trop courte euphorie.



Quelqu'un veut encore du riz?

Je sors...


Ears: "All About Us", Sonic Syndicate (cover t.A.T.u.)
Brain: Needed it, still need it... more... More than ever.

dimanche 10 août 2008

Unable To Rest

Parfois je me dis que ma vie n'a pas de sens. Je m'accroche futilement à des choses auxquelles je n'ai pas droit. je vis dans l'espérance vaine d'un jour pouvoir les gagner, en sachant très bien que cela m'est interdit et que ça ne sert à rien d'attendre quelque chose qui ne viendra peut-être bien jamais. Je vis englué et j'aime ça. Je pourrais m'en tirer mais je ne veux pas affronter la réalité. Je suis un lâche. I'm a coward, that's it.



"So you say you're ignored
As it is,
Well, give us your sad, sad trip.
You're right, I get it
It all makes sense, you're the perfect person
So right, so wrong
Let's all live in your imaginary life.
Assumed it's whether
We're right or wrong
We're doomed, and there's plenty for all.
How dare you catch me counting?
How dare you call at all?
How dare you call it suffering?
How dare you call at all?

You're right, I get it
It all makes sense, you're the perfect person
So right, so wrong
Let's all live in your imaginary life.

Press on these tannins
They double in time
The touch of life, once failed to mention so far.

Of course the law is fountains
Or face to face remorse
A fast and restless blackmail
Like pent-up fetish force.

You're right, I get it
It all makes sense, you're the perfect person
So right, so wrong
Let's all live in your imaginary life.

Do you want enough?
Do you want it all?
Should you need it at all?
Takes a minute to see
Do you want enough?
Do you want it all?
Should you need it at all?
Do you want it or not?

You're right, I get it
It all makes sense, you're the perfect person
So right, so wrong
Let's all live in your imaginary life.


Life, life, life."
"I Get It", Chevelle



Dans moins de 24h, je devrai griffoner des trucs de phonétique pour gagner 0,14 points. Tout va bien.


"Sick!"
"Well Enough Alone", Chevelle




Ears: "Vena Sera" [Album], Chevelle
Brain: Drowning.

lundi 28 juillet 2008

Reverence

"Dans le cadre d'un programme de remise en forme visant à réduire mon espérance de vie à celle d'un mineur du dix-neuvième siècle, je faisais mon jogging l'été dernier dans la Cinquième Avenue. Afin de soulager mon système respiratoire anémié, je m'arrêtai à la terrasse du Stanhope Hotel et commandai une vodka-orange bien fraîche. Le jus d'orange étant tout à fait recommandé dans mon régime, je m'envoyai plusieurs tournées. Sauf qu'au moment de me relever, j'exécutai une série de figures acrobatiques dignes de Bambi faisant ses premiers pas.

Des profondeurs d'un cortex qui avait généreusement mariné dans la Smirnoff, je me rappelai soudain avoir promis de m'arrêter chez Zabar pour acheter des médaillons de chèvre et du pain braisé hollandais. Si ce n'est que je me trompai de porte et entrai en titubant au Metropolitan Museum. Je m'avançai dans les couloirs d'un pas vacillant, ma tête tournait comme un Zoetrope, et en reprenant peu à peu mes esprits, je me rendis compte que j'avais devant moi les tableaux d'une exposition intitulée "De Cézanne à Van Gogh: la collection du docteur Gachet".

Gachet, compris-je d'après le topo placardé au mur, avait été le médecin traitant de peintres tels que Pissarro et Van Gogh, à une époque où ceux-ci n'étaient pas encore des artistes adulés, soit qu'ils fussent tombés sur une cuisse de grenouille pas fraîche, soit qu'ils eussent un brin forcé sur l'absinthe. Comme la célébrité n'était pas encore au rendez-vous et qu'ils n'avaient pas un sou vaillant en poche, ils cédaient une huile ou un pastel en échange d'une visite à domicile ou d'une dose de mercure. Gachet accepta les oeuvres qu'on lui offrit et grand bien lui en prit, me dis-je en admirant les tableaux de Renoir et Cézanne, probablement décrochés des murs de la salle d'attente du brave médecin. Je ne pus m'empêcher de m'imaginer dans une situation similaire."
"L'erreur est humaine (nouvelles)", "Les infortunes d'un génie méconnu", p. 120, Woody Allen.

La suite? Un délire d'humour All(i)en au cours duquel un psychiatre en vue accepte de s'occuper d'un patient en échange de textes de chansons (Souris-moi, souris-mi; Ah y meurs, Alzheimer; ...)que ce dernier écrit, pour finalement s'apercevoir, une fois sur la paille, qu'il n'a aucun talent.

"J'en suis arrivé à la conclusion suivante: Pepkin n'est qu'un pauvre schnock totalement dénué de talent."


Parce que je ne sais pas quoi dire d'autre que ce que tu sais...


Ears: "Wenn du weinst", Oomph!
Brain: It's been already too long...

jeudi 10 juillet 2008

Stop The Rain, She Will Come Back


Il a plu toute la semaine, presque sans arrêt et fort. Très fort. Je passais mes journées dans un bureau. Le bruit de la clim' me donnait mal à la tête, mais pas tant que le travail répétitif qu'on m'avait attribué: ouvrir des centaines de PDFs (vous savez, ces fichiers qu'on ne sait pas modifier et qui sont toujours très lents à s'ouvrir), en ouvrir des centaines et vérifier pour chacun d'eux s'il y avaient une page d'avertissement devant, sinon de l'ajouter. À longueur de journée, des éclairs blanc qui se heurtent à ma rétine et dont l'écho se répercute dans mon crâne en une vague de douleur. J'ai lu quelque part que la migraine préserve la mémoire. Pourquoi j'ai l'impression que c'est de la pure connerie?

- Don't forget me.
- I won't remember anything else.*

Fini donc de se voir bloquer l'accès au site par un badge électronique capricieux, de devoir pointer matin et soir, de marcher 7 minutes de la pointeuse à mon bureau (et calculer quand je peux le quitter pour arriver pile à l'heure pour finir mes 8h40), finis les sandwichs trop petits pour tenir jusqu'au soir, le bourdonnement constant des ordinateurs en surchauffe en explorant les bases de données d'archive, les piles d'articles scientifiques à classer en s'écorchant les doigts, les crampes d'index à cause du portable sans souris, fini de surfer partout où le système de filtre me le permet quand je n'ai rien à faire (pour vous donner une idée, le dernier jour j'ai gagné près de 60 balles pour travailler deux heures pour raison de chômage technique) et fini les trajets de 2 heures aller-retour en bagnole à regarder l'eau soulevée par les pneus en écoutant Classic 21 et en pensant à toi. Tu me manques...

- Tell me about the Lily.
- I'd prefer not to...
- Oh come on! Tell me about the Lily! Please!
- Ask me about the Azalee rather.
- Ok then, what about the Azalee?
- It means "Could you be rich".
- Nice... And what about the Lily?
- The Lily means... The Lily means... "I dare you to love me"*

Aujourd'hui je suis passé en ville, à peine deux heures, dont 99% à la Fnac. J'ai trouvé une BD et je me suis installé dans le coin, "notre" coin. Je n'avais pas lu 5 pages que je fermais les yeux en pensant à toi. Et avant que je ne rouvre les yeux en entendant un message aux Adhérents, une image s'imposa à moi qui fit naître en moi un sentiment de haine. Et là je me suis fait peur. He'd better not cross my way a second time.
- What's wrong with you?
- I met this girl... but she's with someone else
- Does she love you?
- I don't know... no... yes... but it doesn't matter.
- Oh... it's all that matters.*

Je t'aime...

- How do you feel?
- Oh. Um. Well you know when you're holding a hot cup of coffee and you realize you're going to sneeze? That's how I feel.*

[*Imagine Me And You, Ol Parker]

Ears: "Miss You", The Rolling Stones
Brain: I miss You.