
Trahis. Je me sens trahis. Comme si cette décision ne lui revenait pas. Elle n'avait pas le droit de prendre cette décision. Ce n'était pas sa décision. Ce n'était pas la sienne. Pas la sienne. J'étais le seul à pouvoir la prendre normalement, c'est moi qui souffrait le plus de la situation, c'est à moi que revenait la décision. La sienne, c'était un choix. Un choix qu'elle n'a jamais fait.
Avant de m'endormir, je devrais plutôt dire essayer de m'endormir lla tête pleine de questions tourbillonantes, je mets une chanson au hasard. Pur hasard.
Will I fall again into dismay?
Will I be ashamed of crying?
And I know it's never been the way that I described
But I am afraid of trying
She's the one who keeps me all excited
She keeps me begging for more
She's the one who deems me uninvited
Now it's over
Never leave me, and don't deceive me
I'll keep on crawling my friend
Never tease me and don't leave me here
It's all the same in the end
Now I find that I am weaker fare
That I am ashamed of lying
And I know things never feel the way that's right inside
And I am afraid of dying'
Cause you're the one who keeps me all excited
You keep me begging for more
You're the one who keeps me uninvited
Now it's over
Never leave me, and don't deceive me
I'll keep on crawling my friend
It's only a symbol you've got me falling away
And I am afraid
Take back what I said
It's all the same in the end
It's all the same in the end
It's all the same in the end
It's only a symbol
"Never Leave", Seether
Toute la nuit, les mots se sont écrasés les uns sur les autres en moi. Au départ rouge écarlate, rouge hémoglobine, rouge pur, rouge chaud. Et petit à petit, le noir grimpait. Comme une armée d'insectes rampants dans un bruit infernal de cliquetis et de bruissements sans fin, ça s'est répandu. Comme une marée noire, ça m'a submergé. Maintenant le rouge a en grande partie tourné foncé, noir. Je ne sais pas définir ce que je ressens. Je sais juste que dans le mélange de ces couleurs, la colère est bien claire. Je lui en veux comme j'en voudrais à une personne que j'aime qui m'abandonne. Je lui en veux vraiment.
J'ai toujours cru que ça finirait bien. Que ça finirait comme moi je l'imaginais. J'y ai toujours cru. Malgré tout ce qu'il s'est passé, j'y ai toujours cru. Et quand on me répétait de laisser tomber, je n'entendais pas. Je ne voulais pas entendre. J'avais confiance.
Cette sensation, je l'ai déja vécue plusieurs fois cette année. Comme un mal de ventre mais sans douleur, qui me colle à la peau et pour lequel je n'ai aucune solution. Juste, peut-être, attendre. Encore attendre. J'ai déja tant attendu, tout attendu.
Maintenant, il reste tant de choses qu'on ne fera jamais. Et tout ce qu'on a fait, je voudrais le lui reprendre. Ne rien lui laisser. Pour lui montrer ce que ça fait de perdre tout d'un seul coup. Pour qu'elle assume le choix qu'elle a fait. Ou plutôt celui qu'elle n'a pas fait. Je voudrais tout reprendre mais je ne veux pas qu'elle oublie. Je ne veux pas être le seul à regretter. Je ne veux pas être le seul à penser à nous à chaque minute de la journée. La plus grande partie de ma bibliothèque musicale, à part les chansons dont je ne comprends pas les paroles, presque toutes les pièces de la maison, jusque dans le frigo, un bracelet, un cadeau que je n'aurai jamais, tant de choses me font penser à elle. Tout mon univers porte sa marque. TiS(ch). Moi. Tout.
Toutes tes excuses ne changeront rien.
Je ne sais pas quoi faire.
Je ne sais pas quoi dire.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas!
Ears: [...]
Brain: You ruined it all.
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