samedi 29 novembre 2008

The Death of Us

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leus doubles lumières
Dans nos esprits, ces miroirs jumeaux.


Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux;


Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.


"La Mort des Amants", Baudelaire

Ears: "Schwarze Witwe", Eisbrecher
Brain: You can change things.

mercredi 26 novembre 2008

Cold

Dans le froid polaire, mon coeur en miettes que je ne voulais pas laisser partir, je suis sorti de chez moi en pleine nuit. J'ai remonté la rue. Pas de voitures. Pas un bruit à part l'eau qui ruisselle dans les égoûts. En haut de la rue, je me suis retourné, j'ai regardé la pente. Un sanglot m'a secoué. Je me suis élancé. Au milieu de la rue. Et j'ai couru. Le plus vite que je pouvais. Je me suis laissé entraîné, le sang battait à mes oreilles, des serpents de glace me striaient les joues, l'adrénaline accélérait mon rythme cardiaque. Mon coeur battait. J'avais une vision à l'esprit, je me voyais tomber, trébucher, m'étaler sur le bitume, m'écorcher les mains en me rattrapant, ne pas y parvenir, fracasser mes lunettes et m'arracher la peau de la joue sur le sol froid et dur.
Please.
En bas de la rue, en atteignant le plat, je me suis arrêté. Au milieu de la rue. Et j'ai regardé les étoiles, le coeur battant, la vue brouillée. J'ai toujours eu du mal à respirer après avoir couru trop vite. Ma respiration sifflait, tout mon corps tremblait, j'était gelé mais je me sentais vivant. Alors j'ai entamé le retour, en marchant sur le bord du trottoir, les bras ballants, haletant de larges nuages de vapeur. Une voiture passe et ralentit, probablement en me voyant marcher seul dans le noir, complètement ailleurs. Elle s'arrête à ma hauteur. Oui je vais bien, non ne vous en faites pas, ça va aller. Oui il fait froid, je rentre. Au revoir, bonne route. Une fois la voiture disparue au tournant, je me suis assis par terre, dans les feuilles gelées qui cassent sous moi. Qui craquent, comme moi. Puis je suis rentré.
Ears: Error 404.
Brain: Error 404.

dimanche 16 novembre 2008

Experiment


Je. Moi. Je suis. Moi ? Qui ? Je suis moi ? Qui. Je suis qui ? Je suis moi. Moi je suis. Quoi. Je suis quoi ? Qui. Quoi. Moi. Je ne sais pas. Je suis ce que je suis. Je ne sais pas ce que je suis. Ce que je fais. Aujourd’hui. Hier. Demain. Maintenant ? Je fais quoi ? Je me fais ? Je me fais. Fake. Ou je me tais. Je fais quoi moi ? Je fais quoi ? Moi ? Je fais moi. Je me fais. Je suis ce que je fais. Je fais ce que je suis. Je suis. Quoi ? Je suis sans savoir. Je suis sans avoir. Hand. Moi demain. Moi dans vingt ans. Moi ? Je ? Et moi ? Je suis et puis ? Et puis quoi ? Et puis. Tant pis. Et puis tant pis. Ici. Maintenant. Aussi. Et? Alors. Et alors ? Je. Dors.

Run for your life.

La guerre est finie. La guerre est finie. Cessez le feu. La guerre est finie. The war is over. La guerre est finie. Rentrez chez vous. Les femmes sont mortes. Les hommes sont prisonniers. Les enfants, sont orphelins. Enfants de demain, levez-vous. La guerre est finie. Une nouvelle ère. Un nouvel air. Inspirez. La guerre est finie. Membres amputés. Corps déchirés. Larmes séchées. Terre détrempée. Sang coagulé. Plaies infectées. Planète ruinée. Vies écrasées. Armes à terre jetées. Munitions épuisées. Dépouilles délaissées. Vies terminées. Lumière oubliée. Cris avortés. Espoirs abandonnés. Joues mouillées. Yeux fermés. Ou grand ouverts, vides de vie, contemplant l’horreur de ce monde noir qui court à sa perte, qui court, qui court. Qui court inexorablement. Monde qui court. Vie trop courte. La guerre est finie. Abandonnez.

Write for your soul.

Dehors. La pluie. Le ciel. La vie. Vivre. Je vis. Je vis ? Quoi ? Qui ? Moi ? Vis ? Vice. Dedans. Le sang. Le vent. La vie. Vivre. Quand ? Jusque quand ? Quand je suis. Je suis quand je suis. Je vis quand je vis. Je suis quand je vis. Je suis. Quoi ? Qui ? Je suis. J’écris. Qui ? Quoi ? Moi. J’écris moi. Et puis ? J’écris. Je. Cri.


Ears: "Bye/Die", Pain
Brain: Questions.

dimanche 9 novembre 2008

vendredi 7 novembre 2008

Great Man Gone


Il avait 66 ans. Il avait un cancer. Il s'est battu tant qu'il a pu. Hommage.


Michael Crichton


Son premier roman est publié alors qu'il a 24 ans sous le nom de John Lange. Il écrit pour financer ses études de médecine à Harvard, Californie. Il publie aussi un roman écrit avec son frère Douglas Crichton sous le nom de Michael Douglas, comme l'acteur. Grand auteur, et pas seulement parce qu'il mesure deux mètres, il aura publié en tout 26 romans, dont une dizaine de best-sellers qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires en 30 langues à travers le monde. On le considère comme l'inventeur du techno-roman scientifique à suspense, une petite merveille que j'ai toujours eu du mal à fermer avant la dernière page.

Et que j'aurai toujours du mal à fermer. J'ai tout lu de ce qui a été publié sous son vrai nom, j'ai tout aimé ou presque et adoré plus de la moitié. Pour moi, il fait partie de ces auteurs qui m'ont construit, avec Stephen King ou Isaac Asimov pour rester Outre-Atlantique et dans le domaine du grand public. Michael Crichton est un génie.

Pour situer...

"Les Prisonniers du Temps"? Lui.

"Jurassic Park"? Encore lui.

"Urgences"? Toujours lui.

Pour découvrir, ceux que j'ai lu et aimé...

"Un train d'or pour la Crimée": L'histoire romancée d'un fait avéré. Un homme cambriole un train qui transporte la paie des soldats de Crimée en ayant tout préparé minutieusement auparavant. Divertissant.

"Sphère": Je ne me rappelle plus très bien mais, en gros, on découvre une sphère au fond de l'eau mais les scientifiques ne parviennet pas à pénétrer à l'intérieur. Ensuite je crois qu'elle s'ouvre toute seule et il se passe pelin de trucs bizarres. Intriguant et passionant.

"Jurassic Park" + "Le Monde Perdu": Le célèbre parc des dinosaures, adapté au grand écran par Spielberg. Une île qui est un ancien "zoo" avec des dinosaures où tout a été détruit. Si je me souviens bien, dans le premier, des toursistes font un tour un bateau puis sont forcés de descendre à terre sur cette île. Classique mais tellement mieux en livre.

"Soleil Levant": J'ai honte mais... aucun souvenir à part que l'histoire se déroule en Asie (sans blauge, avec un titre pareil...). Un bon thriller.

"Harcèlement": Comme le titre l'indique, une histoire de harcèlement. Un homme est accusé de harcèlement sexuel par une collègue, arrive à se disculper puis se rend compte que l'affaire servait d'abord à cacher des tractations en sous-main. Un autre bon thriller.

"Turbulences": Un avion atteri sans problème mais à l'intérieur, il ya quelques morts et des blessés et la cabine intérieure est détruite. Une femme de la société propriétaire de l'avion est chargée de l'enquête mais quelqu'un veut l'empêcher de découvrir la vérité. Un bon thriller basé sur les prouesses de la technologie dans les avions.

"Les Prisonniers du Temps": Deux groupes de protagonistes au départ, une entreprise de pointe et des étudiants en archéologie. Le professeur de ceux-ci se rend dans l'entreprise ultra-secrète sans connaître la raison de l'invitation. Les étudiants découvrent un peu plus tard lors de fouilles un parchemin datant du Moyen-âge écrit de la main du professeur qui les appelle au secours. L'entreprise l'a envoyé là-bas et ne sait plus le ramener. Ils partent à son aide et ont aussi du mal à revenir. Deuxième sur ma liste des favoris. Génial et passionantissime.

"La Proie": Dans le désert, une entreprise de nanotechnologie où les recherches dérapent. Mon préféré et donc celui dont j'en dis le moins (et déja trop), plus que vivement conseillé. Géniallissime et passionant.

"État d'urgence": Récent, pas encore lu.
"Next": Le dernier, pas encore lu.
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Ears: "Smalltown Boy" Atrocity
Brain: Am I that stupid?

dimanche 2 novembre 2008

London Calling

Premier jour:


Mon gsm affiche 3h30 quand il sonne. Ting! Ting! Tilililing! J'ai à peine dormi 4h30 mais je ne me sens même pas fatigué. Le premier à me lever, je fonce vers la salle de bain pour prendre ma douche avant ma soeur et ma maman et éviter d'être en retard. La maison est toujours endormie quand je descend allumer mon ordi pour charger mon Ipod. S'ensuit une suite de trajets: en voiture Charneux-Liège, en train Liège-Bruxelles, en Eurostar Bruxelles-Londres. Finalement je tomberai quand même de fatigue dans les deux trains. Dans l'Eurostar, on est assis à côté de deux adultes avec leur petit Ethan et d'un autre homme qui dormira tout le trajet en ronflant par intermittences. Le petit n'arrête pas de bouger et de parler à sa mère, à tel point que pour finir le père prononce ses premiers mots en s'adressant à sa femme: "Tu peux pas parler moins fort?" Parce que Monsieur lit son journal, attention. Arrivés à la gare londonienne de Saint-Pancras (non pas Pancréas, Laura, Pancras, sans "é"), on monte directement dans le Tube, direction Notting Hill et l'hôtel. Premier miracle londonien en sortant à la station Notting Hill Gate, un accord de guitare résonne au coin d'un couloir blanc aseptisé et puis une voix s'élève dans le froid d'un courant d'air. C'est la chanson du film.

"Ain't no sunshine when she's gone.
It's not warm when she's away.
Ain't no sunshine when she's gone
And she's always gone too long anytime she goes away.
Wonder this time where she's gone.
Wonder if she's gonna stay
Ain't no sunshine when she's gone
And this house just ain't no home anytime she goes away.
And I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know,
I know, I know, I know, I know, I know, I know, I know
Hey, I ought to leave the young thing alone,
But ain't no sunshine when she's gone, only darkness everyday.
Ain't no sunshine when she's gone,
And this house just ain't no home anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away.
Anytime she goes away."
"Ain't no sunshine when she's gone", Anonymous singer in the Underground covers Bill Withers




Après avoir déposé nos sacs à l'hôtel, on se dirige vers Hyde Park qu'on va traverser à pied pour atteindre le centre de Londres. On passe devant une école maternelle où des enfants encravatés font des bricolages en tablier rouge plastique, on croise une voiture couverte de neige, des montagnes de poubelles (apparement le tri des déchets n'existe pas trop) et une ancienne Vespa rouge. Pour la neige, le journal dit que c'est la première fois depuis 70 ans qu'il neige au centre de Londres, et depuis 50 ans dans la région. Donc, le ciel est bleu, la pluie semble très improbable mais qu'est-ce qu'il fait froid. On manque déja de se faire renverser en regardant à gauche avant de traverser alors que les voitures viennent de droite. Puis on remarque qu'il est écrit sur le sol "Look left" ou "Look right", et alors on regarde à gauche quand il est écrit de regarder à droite, logique. Hyde Park c'est le paradis de la gente canine et des volatiles de toutes espèces. Et aussi de la Princesse Diana: le parc abrite une plaine de jeux (payante) qui lui est dédiée, un bel hommage... Et déja j'apprends quelque chose: les canards broutent comme les vaches, en tout cas les canards anglais. En gros, ça veut rien dire, quelque chose qui peut sembler normal là-bas ne l'est pas nécessairement par ici. Ils sont fous ces Anglais. Le parc traversé, on se retrouve sur la route, on cherche le nom des rues pour se repérer sur la carte et rejoindre Harrod's et... on marche 5 minutes dans le mauvais sens. Harrod's en deux mots: "huge and expensive". Pas loin du Hard Rock Café de Londres, on passe par là, on rentre, on fait le tour et on ressort directement. C'est blindé, pas une seule place de libre. Mais c'est pas ça le plus décevant, c'est de voir à quel point c'est touristique.




À la sortie de Hyde Park, on s'arrête pour jeter un oeil à Buckingham Palace avant de prendre le métro pour aller à Picadilly Circus. Le métro c'est quand même un truc impressionant, c'est blindé, ça emmène des milliers de gens à des centaines d'endroits. De voir ces trains qui partaient à toute vitesse dans un tunnel sombre, ça me faisait penser à Germinal et la métaphore de Zola sur la mine qui se nourrit d'être humains. Le métro c'est aussi le vacarme infernal des sonneries brèves à l'entrée où tout le monde passe les portails avec sa petite carte magnétique, c'est les gens pressés qui descendent les escalators à toute vitesse en dépassant tous les autres qui sont sagement alignés sur la droite, c'est un bombardement constant de publicités pour des opéras, théâtres, ballets, comédies musicales et films de toutes sortes, c'est la voix des hauts-parleurs qui annonce les train et préviens chaque fois de sa voix mélodieuse "Mind the gap between the train and the platform". Ensuite on est arrivés à Picadilly Circus, festival de lumières et de bruit. Morts crevés de s'être levés tôt, du décalgage horaire et d'avoir marché déja pas mal, on cherche un endroit pour se poser et manger un bout. Et partout cette pancarte à l'entrée qui nous empêche de rentrer sans laisser Laura dehors, même si elle pourrait facilement passer pour avoir 18 ans mais mieux vaut éviter les problèmes dans un pays où, dans le métro, des panneaux incitent à dénoncer tout comportement suspect de votre voisin. Le soir, on s'installe dans la chambre G1 du Blue Bells Hotel à Notting Hill. Avant de tomber endormis comme des masses à 21h, on regarde une émission sur Channel 4: Teenage Embarassing Bodies. C'est assez spécial, ça vire parfois au Nip Tuck sans être de la fiction. Moi qui pensais que les Anglais sont des gens prudes, je suis forcé de changer d'avis en voyant ça. Une fois endormi, je passe une nuit très perturbante.

Deuxième jour:


Le lendemain matin, après un déjeuner de céréales et de toasts au beurre salé avec un jus d'orange, direction Westminster dans le froid matinal. Dans les rues, on croise deux types de gens dans les rues: les touristes comme nous et les hommes et les femmes d'affaires, en cravates et tailleurs, très pressés et très sérieux. Westminster, c'est impressionant pour la taille, c'est immense. Et tout dans la même architecture, j'aime beaucoup. On a marché le long de la Tamise tout l'avant-midi et une partie de l'après-midi. Ma maman voulait absolument aller sur la roue pour voir Londres de tout en haut mais une fois arrivé sur place et renseigné sur le prix (60€ pour nous trois), on a passé notre chemin. À partir de ce moment-là, le ciel a commencé à se couvrir et le vent à forcir. En arrivant sur le Tower Bridge, il pleuvait pour de bon, par petites gouttes. Le truc avec les grandes villes qui ont plein de monuments à montrer, c'est qu'il faut toujours que ça soit beau et donc il fallait que l'un d'entre eux soit en rénovation. Ils enlevaient la peinture bleue pour en remettre de la nouvelle, apparement ça leur prendrait des milliers d'heures de travail d'après un panneau.




Installé dans une ancienne centrale électrique à l'aspect très peu engageant dans la lumière déclinante d'une fin d'après-midi d'hiver, le Tate Modern est le musée londonien de l'art moderne et contemporain. J'avais dû insister pour qu'on le visite, et c'était en effet très fatiguant. À Londres, les musées nationaux sont gratuits et chacun met dans une énorme tirelire la somme qu'il veut pour contribuer aux frais. La majeure partie du musée est donc gratuite, il faut payer pour les expositions temporaires centrées sur un artiste particulier. En vrac, on trouvait Dali, Picasso, Warhol, Matisse, des mouvements comme le cubisme, le minimalisme, le constructionisme, le futurisme, etc. Très joli. Je n'ai pu prendre que deux photos avant qu'une employée du musée ne me rappelle que c'était interdit. Un musée contemporain, c'est très spécial. C'est pas comme des peintures "normales" où tu peux comprendre que c'est de l'art parce que c'est difficile à peindre où que ça fait un bel effet. Là, pour les monochromes par exemple, ça n'a pas l'air plus difficile que ça à peindre. Je pense que c'est plutôt l'idée et le message que vraiment la peinture en elle-même. Enfin bref, on a donc traversé plein de salles de tableaux, sculptures, etc. De temps en temps, il y avait une salle vidéo où un film tournait en boucle. Le panneau a l'entrée de l'une d'entre elles mettait les jeunes yeux en garde, et il valait mieux. Sur trois écrans, des gens nus étaient filmés: un homme qui dansait avec un visage difforme, une femme étendue et enduite d'une couche d'une matière qui ressemlait à de la graisse, et un autre homme assis qui avait des crises de tremblements. Assez dérangeant. Très spécial.




Dans le métro sur le chemin du retour, on a croisé un autre chanteur avec sa guitare. Je me suis arrêté, elles se sont arrêtées un peu plus loin. Puis vers la fin de la chanson, alors que j'avais oté quelques paroles pour la retrouver (je ne m'en rappellais pas sur le moment), je lui ai donné une pièce. Raconté comme ça, ça parait ridicule, mais c'était trop beau pour ne pas réagir. À l'hôtel, j'ai regardé la fin de Teenage Embarassing Bodies pendant que les deux autres dormaient. J'ai empêché mon gsm de mourir, et moi aussi par la même occasion. Puis je me suis endormi avec le dernier album "The Slip" de Nine Inch Nails.
"We'll do it all
Everything
On our own
We don't need
Anything
Or anyone
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
I don't quite know
How to say
How I feel
Those three words
Are said too much
They're not enough
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life
Let's waste time
Chasing cars
Around our heads
I need your grace
To remind me
To find my own
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life
All that I am
All that I ever was
Is here in your perfect eyes, they're all I can see
I don't know where
Confused about how as well
Just know that these things will never change for us at all
If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?"
"Chasing Car", Anonymous singer in the Underground covers Snow Patrol
Troisième jour:


Plus courte que les deux premieres parce qu'on devait prendre le train à 17h45, on a commencé la journée avec Trafalgar Square et la National Gallery. Sur la place, une énorme serre qui abritait le London Games Festival, le soleil était revenu depuis hier soir. On est entrés dans le musée à l'ouverture, à 10h, on en est sortis à 12h30. Deux heures et demie de peintures, du Moyen-âge à la fin du dix-neuvième siècle, de Botticelli à Turner, en passant par Michel-Ange ou Van Gogh. Un très beau musée, gratuit lui aussi, mais très long. La seule chose qui nous a fait rester jusqu'au bout c'est les tournesols de Van Gogh dans la dernière salle. Non, j'exagère, mais c'était très long. Et à la fin, mon ventre gargouillait à un tel niveau sonore que les gens se retournaient sur mon passage. Ensuite on a pris un bus au hasard, rien que pour monter à l'étage. Et on est montés dans le 23. C'est très sérieux. Il nous a emmenés dans les quartiers financiers, en roulant à gauche évidemment. C'est très perturbant. Déja les bus normaux on se demande comment ils font pour ne pas écraser les gens dans les tournants, ici quand on est à l'étage, on a l'impression de carrément rouler sur le trottoir tout du long.

Le trajet du retour en Belgique est tout aussi long mais encore plus pénible. À côté de nous, c'est plus le gamin turbulent mais un groupe de gays qui boivent. D'abord du champagne, ensuite de la bière. Et plus l'heure avance, plus leurs verres se vident, plus ils ont l'air gays. Et toujours ce truc des oreilles qui se bouchent à chaque entrée dans un tunnel et à chaque différence d'altitude. Chose bizarre, personne dans le train n'a l'air d'en souffrir à part ma soeur et moi qui grimaçons à chaque fois.
Arrivée à Liège enfin et choc du contraste. Ici tout est gris et il pleut. Là-bas tout était blanc éclatant et le ciel était bleu. Un début de déprime se fait sentir. On parle d'habitude de mal du pays, dans mon cas c'est le mal de l'étranger. Mais je suis au moins heureux de rentrer pour une raison.
Back to routine.




Une boisson anglaise pour la haute, au gin comme par hasard.


Ears: "To Die For", The Birthday Massacre
Brain: Nothing much has changed. It just got intensified.