lundi 6 juillet 2009

mercredi 20 mai 2009

The High End Of Low

Un centimètre d’épaisseur, une photographie argentique des escaliers de la Butte Montmartre, rouge foncé avec un bandeau noir. Ses couleurs, sa beauté simple. Le genre d’objet que l’on serait vite tenté de toujours garder en poche pour pouvoir l’effleurer du bout des doigts à tout moment. Pouvoir poser ses yeux dessus à tout moments, frissoner à son moindre contact déclencheur de réactions électriques sous-cutanées sans jamais s’en lasser, goûter ses lèvres et sa peau pour ne jamais en oublier la douceur et la délicatesse, plonger dans ses yeux, et se sentir le mieux du monde dans ses bras.

Délicatement, je retire l’élastique, je dérape et il claque. Ne sois pas si pressé, profites du moment qui précède la révélation, c’est divin, tu verras. Je soulève doucement la couverture de carton, et je plonge. Prochain arrêt: Par(ad)is. Un monde de douceur, un monde qui respire le bonheur, la chaleur des battements d’un Coeur précieux et fragile. Une histoire dans une histoire. Un monde dans un monde. Les pages se tournent, les épisodes s’enchaînent, je suis sous le charme. Au détour des pages, un Coeur en Chocolat, un arbre, un voyage sur la Lune, une Tortue gourmande et un agent chimique X. Quand j’arrive à la dernière page, trop tôt, je n’ai plus qu’une envie: recommencer ce voyage avec elle. J’en fais la promesse.

Et là, alors que je referme la couverture rouge sur ses petites feuilles jaunes crayonnées par sa main adroite, là, à ce moment précis, tout bascule. Une sensation inconnue s’empare de mon corps, je perds le contrôle. Je me mets à trembler, comme une feuille en automne, alors je crains la chute. Free Fall. Et les premières gouttes viennent. Je viens de lire les plus belles lignes qu’il ne m’a jamais été donné l’occasion de lire, chaque lettre résonnait dans mon coeur comme un millier de carillons, chaque molécule de mine de crayon, chaque rayon de lumière que mon oeil perçoit, chaque atome de ce petit bijou est comme une explosion dans la cabane au fond de mon coeur. Mon visage se fige, un sourire imbécile sur mes lèvres, mes mains tremblent, s’agrippent à l’élastique. Et là, je réalise que je suis en train de pleurer. Je pleure, pas de tristesse, pas de joie, je pleure d’Amour. Et c’est la plus étrange des sensations. C’est loin d’être désagréable. Je pleure d’Amour. Je pleure d’Amour!

Si je devais écrire un dernier article, ce serait celui-ci. The High End Of Low. L’Apothéose de Nous. Mais il nous reste trop de choses à vivre pour que je m’arrête ici. Ces pages seront les minutes de notre histoire, et elle est loin d’être terminée. Oserais-je dire qu’elle ne fait véritablement que commencer? Non, elle a commencé depuis bien plus longtemps que ça, mais aujourd’hui, nous y sommes. Nous sommes. The Apogee Of Our Love.

 

Alors on vit chaque jour comme le dernier.
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés…
Alors on vit chaque jour comme le dernier,
Parce qu'on vient de loin.

 

 

Ears: “We’re From America”, Marilyn Manson

Brain: I have faith in you. I have faith in us.

mardi 12 mai 2009

My Dream of Love

 

“Had I the Heavens’ embroidered clothes,                           Enwrought with golden and silver light,                                             The blue and the dim and the dark cloths                                        Of night and light and the half-light,                                                I would spread the cloths under your feet:                                     But I, being poor, have only my dreams;                                           I have spread my dreams under your feet;                                 Tread softly because you tread on my dreams.

“He wishes for the cloths of Heaven”, W. B. Yeats

 

 

Ears: “If I Was Your Vampire”, Marilyn Manson

Brain: I only dream of an easy love story with you…

jeudi 7 mai 2009

Tell Her

Je suis amoureux.

Depuis plus d’un an.

 

Mon cœur bat pour toi depuis tout ce temps. Cœur timide. Cœur à vif. Laissé pour mort à la brûlure de la réalité et de paroles blessantes parfois. Bercé en la chaleur de ton sein souvent, cette chaleur qui le fait battre si fort. Mille tambours battants, sur les plus hautes tours de la Terre, lançant à plein poumons leur écarlate cri unique. Hurlant la douleur, chantant l’amour, scandant l’espoir, toujours. Cœur amoureux. Cœur souvent déçu, souvent déchu, mais jamais perdu.  Toujours battant, face à la marée, brisant les flots, relevant tous les défis, se relevant de chaque échec. Chaque épreuve le rend plus fort, cœur qui bat plus fièrement. Chaque jour l’amour grandit dans mon cœur amoureux.


Oh please tell her, lovely little turtle, tell her

My tale: I have always and will always love her.

Then please tell her, lovely little turtle, tell her

I’ll leave a taste of lily flower on her lips.

From me tell her, lovely little turtle, tell her

I will find shelter my head lying on her hips.

And last tell her, lovely little turtle, tell her

She is to me that rare pale blue lunar eclipse.

Oh yes tell her, lovely little turtle, tell her

I love her.



Ears: "Free Fall", In Flames

Brain: Her.

dimanche 26 avril 2009

Doom Deep

 

Ears: “The Lies I Sire” [Album], My Dying Bride

Brain: Relationships are a mess.

mardi 7 avril 2009

Pure Reason Love

"Deus Ex Machina", Pure Reason Revolution

"Les Malheurs", Pure Reason Revolution


Tu te couvres tu t'éclaires
Tu t'endors et tu t'éveilles
Au long des saisons fidèles

Tu bâtis une maison
Et ton coeur la mûrit
Comme un lit comme un fruit

Et ton corps s'y réfugie
Et tes rêves s'y prolongent
C'est la maison des jours tendres

Et des baisers dans la nuit.
"Semaine", Paul Éluard


Ears: "Listening", The Used
Brain: Say it again and again...

jeudi 2 avril 2009

White Birds


À jamais gravés sur ma peau, tes caresses y ont laissés des marques délicieuses. Traçant des sillons humides, dessinant les contours de notre étreinte, tes mains s'emparaient de moi. Je me livrais sans retenue, j'étais tien et je ne désirais qu'une chose. M'abandonner, me livrer tout entier et à jamais, que tes doigts courent sans fin sur ma peau. Le simple contact avec ton corps fait frissonner tout mon être. Souvent la nuit, j'en rêve encore. Tout à coup, je sens ta jambe frôler la mienne puis la chaleur de ton corps qui se rapproche du mien, le poids de ton bras sur moi, tes doigts qui s'agrippent, tes cheveux qui nagent sur ma peau, tes lèvres dans mon cou, et ton coeur qui bat tout contre moi. Ce doux battement qui me berce. Ce doux battement que je voudrais pouvoir cueillir et conserver toujours. Souvent ma peau se souvient et des sensations fantômes me parcourent le corps sans prévenir. Doux frisson. Amoureux frisson.



I would that we were, my beloved,
white birds on the foam of the sea!


We tire of the flame of the meteor,
before it can fade and flee;
And the flame of the blue star of twilight,
hung low on the rim of the sky,
Has awakened in our hearts, my beloved,
a sadness that may not die.

A weariness comes from those dreamers,
dew-dabbled, the lily and rose;
Ah, dream not of them, my beloved,
the flame of the meteor that goes,
Or the flame of the blue star that lingers
hung low in the fall of the dew:
For I would we were changed to white birds
on the wandering foam: I and you!

I am haunted by numberless islands,
and many a Danaan shore,
Where Time would surely forget us,
and Sorrow come near us no more;
Soon far from the rose and the lily,
and fret of the flames would we be,


Were we only white birds, my beloved,
buoyed out on the foam of the sea!
"The White Birds", William Butler Yeats




Ears: "AVO", Pure Reason Revolution
Brain: Nothing should never be able to tear us apart. Nothing. Ever.

mercredi 4 mars 2009

I Feel Gelatinous With Love


"Non, [il ne m’a pas plu], confirma Roland. Pas du tout. Et je ne lui fait pas confiance non plus. J’ai déjà rencontré des fileurs de contes, Jake, et ils sont tous plus ou moins taillés dans le même bois. Ils racontent des histoires parce qu’ils ont peur de la vie."
"La Tour Sombre", Cycle de La Tour Sombre, T. 7, Stephen King


Alors c’est comme ça que le monde tourne ? Les belles histoires sont faites pour saigner nos pauvres cœurs à blanc ? Mon corps ne serait alors capable que de produire deux liquides lors de tels moments, l’un salé l’autre ferreux, l’un translucide l’autre écarlate ? Après tout, l’un au moins est nécessaire à la vie… Mais comme ça ? J’ose croire que non, que la vie, c’est pas ça. Que la vie, c’est l’Amour.



"Don't leave me, don't go away
Stay beside me for another day
My love for you will never die
Don't leave me, don't go away
Stay near me for one more day
You know my love will never die
I would rather be
In your arms tonight
Finally to close my eyes
And you to hold me tight
I will drown again
In your arms tonight
Finally to close my eyes
Forever in your arms "
"Love Never Dies (Part II)", Apoptygma Berzerk


S’il existe un Dieu ou n’importe quoi, quelque chose qui gouvernerait nos vies, appelons-le le Roi Cramoisi (Grand merci, sai-King), ce truc est le sadisme incarné. Donnez-moi un « amen », merci beaucoup. Nous faire entrevoir le bonheur pour nous en claquer la porte au nez, je vois pas comment appeler ça autrement. Et vous qui êtes heureux, profitez-en, le Roi vous a oublié. L’ère de l’optimisme est finie depuis longtemps, pour autant qu’elle ait jamais eu lieu. Heureusement tout n’est pas perdu, le Ka dirige nous vies dans l’autre sens, et il arrive qu’il gagne, seulement il n'y parvient pas sans aide : il faut y croire.


Je suis assis par terre et très mal mis. La douleur monte depuis mes chevilles écrasées par le poids de mes jambes et de mon portable et se répand lentement en remontant mes jambes. Là, c’en est aux cuisses. En parlant de douleur, j’ai découvert les deux raisons pour lesquelles on associe les sentiments au cœur, alors qu’a priori le rapport n’est pas vraiment évident… L’Amour fait battre le cœur : chaque fois que je t’ai attendue quelque part, que j’ai fait le trajet pour venir te retrouver, mon cœur accélérait avec l'approche du moment où, enfin, je t'apercevrais. Je ne compte pas les heures passées dans le bus à essayer en vain de lire ou en profiter pour travailler un peu alors que tout ce que j’avais en tête c’était toi, rien d’autre que toi. Bien souvent, quand le moment arrivait, j’en restais sans voix pendant un court instant. Je te regardais avancer vers moi, j’avançais vers toi et je voyais ton sourire se dessiner au loin et le mien en était le reflet. Et quand nos lèvres se touchaient, le monde partait en vrille, on vacillait et on se raccrochait l’un à l’autre pour ne pas tomber, pour ne pas se perdre dans le néant de Discordia, noir et froid. On voulait la lumière et la chaleur. On a au moins eu le noir et la chaleur. Et puis il fallait se séparer, même si ce moment devrait durer pour toujours, le fragile équilibre de deux êtres qui s’accrochent l’un à l’autre dans un univers instable et hostile. Il fallait se séparer et les lois de la physique reprenaient le contrôle des choses, le déséquilibre s’évaporait, retour dans le concret. Parce que l’Amour est aussi parfois un clou de neuf pouces qui s’enfonce dans votre cœur profondément, jusqu’où il peut. Et vous croyez pouvoir vous en débarrasser, you fools, alors vous tirez, vous tirez. Le métal froid sort doucement du plus profond de la blessure et il suffira d’un instant infime d’inattention pour qu’il profite de votre faiblesse et s’y enfonce à nouveau, d’un grand coup violent alors que déjà la guérison faisait son œuvre au fond de votre cœur. Alors je suis là, assis par terre. La douleur est arrivée en haut de mes cuisses, juste en dessous de mes hanches, tandis qu’une autre se répand dans mon ventre depuis ma poitrine où bat doucement un cœur las.


"La troupe de Flaherty gisait au pied de la porte comme un tas de rondins, Lamla devant, tourné vers le sol. Pas un d’entre eux, n’avait eu la moindre occasion de tirer. Dans le couloir carrelé flottait un nuage de fumée bleue et puante. Puis les purificateurs d’air se mirent en route, haletant laborieusement dans le mur, et les pistoleros sentirent sur leur visage l’air brassé, puis aspiré.

Eddie rechargea son arme – son arme à lui, désormais, c’est ce qu’on lui avait dit – et la laissa retomber dans son ceinturon. Puis il s’approcha des corps et en écarta distraitement quatre d’un coup sec, histoire de pouvoir accéder à la porte.

- Susannah ! Suze, est-ce que tu es là ?

Est-ce qu’aucun de nous, à part dans ses rêves, s’attend réellement à retrouver un jour ceux qu’il aime le plus au monde, même lorsqu’il ne les quitte que quelques minutes, pour une simple course ou une autre futilité quelconque ? Non, pas du tout. Sitôt qu’on les quitte des yeux, c’est comme si au plus profond de son cœur on les croyait déjà morts. Après avoir reçu tant, se dit-on, comment espérer ne pas être déchu comme Lucifer, comme châtiment de cet orgueil stupéfiant, pour avoir tant présumé de notre amour ?

Aussi Eddie ne s’attendait-il pas à l’entendre répondre – jusqu’au moment où sa voix lui parvint, comme issue d’un autre monde, juste à travers l’épaisseur du bois."
"La Tour Sombre", Cycle de La Tour Sombre, T. 7, Stephen King


Hier, en levant les yeux de mon bureau inondé, j’ai vu l’heure : 22h22. Attiré par les chiffres, j’ai jeté un œil sur la date : 01/03/09. 1+3+9 =13, 2x13 = 26, 26-(1+3) = 22. Puis j’ai pensé à la nuit, j’ai regardé l’heure à 1h11 puis le matin je me suis levé à 11h11. Et 1 c’est la moitié de 2, pas vrai ? 11 de 22, pas vrai ? 22 c’est nous, 11 c’est moi sans toi. Là, je me suis dit que j’exagérais un rien alors je me suis tourné vers la musique, et pour éviter de tomber sur une chanson dont je connaisse les paroles et qui me fasse penser à toi, je suis allé chercher une playlist sur Imeem. Première chanson : « Lover Never Dies » d’Apoptygma Berzerk, jamais entendu parler. Et plutôt pas mal. Alors je veux bien qu’on me parle de coïncidences, mais merde, tout le temps ? Je veux bien que quand on est dans un état pareil, on cherche à s’accrocher à n’importe quoi qui confirme son état, mais merde, c’est ma faute si la première chanson me fait penser que je ne saurais pas t’oublier ? Alors je jette mon dévolu sur Be Series, je tombe sur « True Blood », une belle histoire de vampires. J’ai regardé deux épisodes, chose pratique pour s'épuiser et parvenir à s'endormir malgré tout, et à la dernière scène, … elle lui demande de la mordre et lui s’inquiète de la réaction de sa famille quand celle-ci verra les marques dans son cou. C’est une coïncidence, c’est ça ? Si les larmes étaient faites d’acide sulfurique, le fauteuil aurait disparu.


"Forever in your arms, you said.
Forever in my heart.
My love for you will make us both fly higher.
Driven by the power that is burning in my heart.
I know my faith, and you will keep us together.
Forever in your arms, you said.
Forever in my heart.
My love for you will make us both fly higher.
I sense your presence in this room,
I feel that you are near.
So hold me close and whisper love is forever.
Love is forever.
Love never dies."
"Love Never Dies (Part I)", Apoptygma Berzerk


Je me fiche complètement de ce qu’on pourrait en penser, sans toi je me sens inutile et vide. Tout ce que je fais te rappelle à moi, jusqu’à bêtement ouvrir ma porte. Je t’entends dans ma tête, je m'écarte par réflexe. Je n’ai même pas envie de me sentir mieux. I feel like shit, but at least I feel like something. Je m’y accroche comme à la preuve de mon amour.


Et je pense à toutes ces choses qu’on avait prévues de faire et qu’on ne fera, peut-être, jamais. Et je me laisse naïvement prendre au piège des « Et si ». Je ne peux pas m’en empêcher, je sais pourtant très bien que je me fais du mal, avec des « si »… Avec des « si », j’aurais le permis A, la Nouvelle-Zélande ne serait pas une île et serait moins loin, rien ne nous retiendrait et je t’emmènerais loin, on partirait tous les deux très loin, et on s’aimerait sans se poser de questions. Avec des « si », le port d’armes serait autorisé, je porterais un flingue sous ma veste et dans le chargeur, il manquerait déja au moins une balle. Avec des « si », rien ne ferait obstacle à notre Amour.


"Quand l’amour quitte ce monde, tous les cœurs s’arrêtent. Parlez-leur de mon amour, et parlez-leur de ma douleur, et parlez-leur de mon espoir, qui est toujours vivant."
"La Tour Sombre", Cycle de La Tour Sombre, T. 7, Stephen King



Ears: "Love Never Dies", Apoptygma Berzerk
Brain: It's not too late...

vendredi 27 février 2009

Flashback


Depuis une semaine, je me dis qu'il serait temps de revenir ici. Et là, maintenant que j'y suis, je suis perdu. Tout ce que je pourrais dire me semble sans valeur, tellement inférieur à la vérité des faits, les mots trop matériels et tout ça bien trop intouchable, pur.

Rembobinons de quelques heures et revivons ces quelques heures.

<3

L'éclat de ton rire
La douceur de ta peau
Les caresses de tes doigts
Le douce chaleur de ton souffle
La lumière scintillante, l'étoile, au fond

De tes yeux si profonds que je m'y enfonce que j'y tombe que je m'y plonge que j'y succombe que j'y replonge que j'y retombe


Qu'au fond tout au fond je m'allonge


Là, serre-moi, mords-moi, enlace-moi, embrasse-moi...


"You and me
Meant to be

Immutable
Impossible

It's destiny
Pure lunacy
Incalculable
Insufferable

But for the last time
You're everything that I want and ask for
You're all that I'd dreamed

Who wouldn't be the one you love
Who wouldn't stand inside your love
Protected and the lover of

A pure soul and beautiful you
Don't understand
Don't feel me now
I will breathe
For the both of us

Travel the world
Traverse the skies
Your home is here
Within my heart

And for the first time
I feel as though
I am reborn
In my mind
Recast as child and mystic sage

Who wouldn't be the one you love
Who wouldn't stand inside your love

And for the first time
I'm telling you how much I need and bleed for
Your every move and waking sound
In my time
I'll wrap my wire around your heart and your mind
You're mine forever now

Who wouldn't be the one you love and live for
Who wouldn't stand inside your love and die for
Who wouldn't be the one you love"
"Stand Inside Your Love", The Smashing Pumpkins


Brain: Soundtrack of heartbeats.
Ears: "Stand Inside Your Love, The Smashing Pumpkins

mercredi 18 février 2009

The Dark Tower


Le dernier Pistolero d'Amérique est mort!

Ô Discordia!


John Fitzgeral Kennedy est mort cette après-midi à l'hôpital Parkland Memorial. John-John s'est tué dans un accident d'avion. Diêm et Nehru sont morts. À présent faites entrer les chiens de guerre, que commence le récit des malheurs. D'ici à Jericho Hill, le chemin est pavé de péché et baigné de sang.


Ah, Discordia!

Charyou Tri!

Vienne la Moisson!


Stephen King s'est fait renverser par une camionnette alors qu'il se promenait près de chez lui et il est mort.


Ah, Discordia!

Le monde s'enfonce dans les ténèbres!


Diêm et Nehru sont morts, l'astronaute Alan Shepard est mort, Lyndon Johnson est mort, Richard Nixon est mort, Elvis Presley est mort, Rock Hudson est mort, Jake de New-York est mort, Eddie de New-York est mort, Roland de Gilead est mort, le monde est mort, les mondes, la Tour s'effondre, un trillard d'univers sont en train de fusionner, tout n'est que Discordia, tout n'est que ruine, tout a pris fin.


Discordia, assurément.

"La Tour Sombre", Stephen King


Et toi? Et moi?
Be strong. Believe.



Ears: "Glitter", Mötley Crüe
Brain: I'm not in a hurry to grow up, you know...

lundi 26 janvier 2009

Abyss



Frêle esquif aux ancres multiples voguant au gré des courants changeants du grand Styx infini. Parfois malmené souvent caressé, toujours il gravit les monts et dévale les pentes de l'eau formidable. Souffrant les grincements, les claquements, les déchirements, le timide Navire reste ancré fermement au plus profond des abysses. Là, lumière et clarté riment avec désert et oublié. Il n'est pas de lieu plus sombre et plus repoussant. Dans l'ombre grouillent mille Démons aux dents acérées qui rient en écho aux cris des marins perdus dans la tourmente de la surface. Âmes déchues, ils n'ont plus d'horizon à scruter dans l'attente de la venue de l'astre suprême. Leur monde est ténèbres. Ils s'en nourrissent dans un cyle infini d'engloutissement et de déjection. L'espoir leur est inconnu et leur crâne est vide de souvenirs. Ne connaissant rien d'autre, il se vautrent sans répit dans leur souillure aux remugles piquants. C'est là, dans ce royaume où règne en despote l'Immonde, que les ancres ont été il y a longtemps jetées. Les années passant, une pourriture puante les a recouvertes de son épaisse couche visqueuse, ne laissant plus paraître à l'oeil de l'Aveugle que de noires chaînes aux maillons fragiles et rouillés s'extirpant de cette tourbe funèbre.

Depuis peu, le fond du fleuve est agité de soubresauts. Ses spasmes infatigables secouent cet Enfer, remuant comme le monstre attaché qui tente d'échapper aux tourments de la torture que lui imposent ses tortionnaires. Chaque mouvement semble le dernier, chaque contraction musculaire résonne dans les chaînes comme l'ultime effort avant la résignation finale, chaque cri frappe l'air comme l'extrême expiration. Chaque sursaut de violence vibre comme l'écho du premier battement d'un coeur depuis trop longtemps inerte, faisant des chaînes les cordes d'une harpe colossale. Ce son empli de promesses est le pire qui puisse exister aux oreilles de la vermine infecte qui tapisse le fond du fleuve majestueux. Sa force grandit chaque jour, l'Espoir vit.

De la câle au mât, de la poupe à la proue, le Navire vibre. Les noirs flots ne lui sont plus une menace depuis l'apparition de ces Frissons, qui gonflent ses voiles blanches jusque là sans vie en les déployant comme de palpitantes ailes frêles, prètes à prendre leur envol pour les nuages là-haut. Diaphanes, ils laissent filtrer comme de vaporeux voiles une lumière pure qui ne brûlerait pas même les ailes d'Icare, ce doux rêveur.




Ears: "Nothing's Wrong", DevilDriver
Brain: Heart. Shiver.

mardi 13 janvier 2009

Blank File



Dark world, open your curtains.
Please, welcome me beyond.
I'm coming again.



My heart,
Torn apart,
Left a rifled grave...




Ears: "All Hope In Eclipse", Cradle Of Filth
Brain: Feelings of emptiness and depression.

dimanche 11 janvier 2009

Under-Optimism


11h11

Et toujours pas avancé sérieusement dans mon travail. Je ne supporte pas de bloquer. J'ai toujours l'impression de perdre mon temps. Être là, assis à un bureau ou une table, sans sortir de chez soi de la journée, lire, relire, relire encore, réciter, écrire, noter, pester, s'énerver, perdre sa bonne humeur et ne savoir que faire. Étudier au lieu de sortir et... vivre. Comme si je perdais mon temps si précieux, comme si je chaque heure d'étude était une heure à vivre en moins. Et finalement c'est vrai, j'étudie et je ne fais rien. Cette impression horrible de ne rien foutre de sa vie et de passer à côté de choses éminement plus importantes que le discours en concordance métalinguisitique-machin-truc ou la grammaire d'une langue parlée par une centaine de personnes au monde. Mais c'est le devoir de l'étudiant, étudier pour réussir, préparer son avenir. En attendant, je perds le présent. Pourtant un présent ça ne se refuse pas.

14h14

Et puis on se reprend, on s'auto-motive et on se remet à l'ouvrage. On n'y pense plus. Pour un court instant. Parce que l'impression est persistante et omniprésente: je perds mon temps. Alors on se pose des questions, on se demande si c'est vraiment ce que l'on veut faire, on pense à l'avenir et on ne s'y voit pas quand tant de choses nous rattachent au présent et que l'avenir effraie.

16h16

Et plus on y pense, plus le mal-être s'étend à tous les aspects de notre vie pour en arriver à l'âpre constat qu'au final, notre vie n'a pas de sens. Négliger le présent pour construire l'avenir? Faire passer le futur avant le présent? J'en peux plus. Je voudrais pouvoir tout plaquer et partir loin. Le Canada ou la Nouvelle-Zélande, j'hésite encore. Et te prendre avec moi.

Et on a beau y rêver, tout le monde est bien conscient de l'impossibilité de réaliser un tel projet. Alors je me dis que finalement, même si je n'en ai pas toujours l'impression, j'ai quand même une vie agréable. J'étudie quelque chose qui m'intéresse en règle générale, je vis des années d'insouciance, je ne manque de rien et... j'aime.

22h22

"De l'Amour à pleins poumons
Jusque dans le dédale de nos veines
Du ciel bleu, des flocons,
La fraicheur de la neige en plein soleil"


Ears: "Le Prochain Été", Sidilarsen
Brain: I have this never-ending dream of the two of us out of time.

vendredi 2 janvier 2009

2009


Ears: "Ce Soir", Kyo
Brain: I made a terrible mistake that I never meant to do, one mistake I would have thought I could do. This is just so far away from what I really am. I made a mistake but I never meant to hurt you. I'm in love with you. I don't ask your forgiveness, I don't ask you to understand something I don't even understand myself. I just want you to keep on trying. I believe in us. I love you.