mercredi 20 mai 2009

The High End Of Low

Un centimètre d’épaisseur, une photographie argentique des escaliers de la Butte Montmartre, rouge foncé avec un bandeau noir. Ses couleurs, sa beauté simple. Le genre d’objet que l’on serait vite tenté de toujours garder en poche pour pouvoir l’effleurer du bout des doigts à tout moment. Pouvoir poser ses yeux dessus à tout moments, frissoner à son moindre contact déclencheur de réactions électriques sous-cutanées sans jamais s’en lasser, goûter ses lèvres et sa peau pour ne jamais en oublier la douceur et la délicatesse, plonger dans ses yeux, et se sentir le mieux du monde dans ses bras.

Délicatement, je retire l’élastique, je dérape et il claque. Ne sois pas si pressé, profites du moment qui précède la révélation, c’est divin, tu verras. Je soulève doucement la couverture de carton, et je plonge. Prochain arrêt: Par(ad)is. Un monde de douceur, un monde qui respire le bonheur, la chaleur des battements d’un Coeur précieux et fragile. Une histoire dans une histoire. Un monde dans un monde. Les pages se tournent, les épisodes s’enchaînent, je suis sous le charme. Au détour des pages, un Coeur en Chocolat, un arbre, un voyage sur la Lune, une Tortue gourmande et un agent chimique X. Quand j’arrive à la dernière page, trop tôt, je n’ai plus qu’une envie: recommencer ce voyage avec elle. J’en fais la promesse.

Et là, alors que je referme la couverture rouge sur ses petites feuilles jaunes crayonnées par sa main adroite, là, à ce moment précis, tout bascule. Une sensation inconnue s’empare de mon corps, je perds le contrôle. Je me mets à trembler, comme une feuille en automne, alors je crains la chute. Free Fall. Et les premières gouttes viennent. Je viens de lire les plus belles lignes qu’il ne m’a jamais été donné l’occasion de lire, chaque lettre résonnait dans mon coeur comme un millier de carillons, chaque molécule de mine de crayon, chaque rayon de lumière que mon oeil perçoit, chaque atome de ce petit bijou est comme une explosion dans la cabane au fond de mon coeur. Mon visage se fige, un sourire imbécile sur mes lèvres, mes mains tremblent, s’agrippent à l’élastique. Et là, je réalise que je suis en train de pleurer. Je pleure, pas de tristesse, pas de joie, je pleure d’Amour. Et c’est la plus étrange des sensations. C’est loin d’être désagréable. Je pleure d’Amour. Je pleure d’Amour!

Si je devais écrire un dernier article, ce serait celui-ci. The High End Of Low. L’Apothéose de Nous. Mais il nous reste trop de choses à vivre pour que je m’arrête ici. Ces pages seront les minutes de notre histoire, et elle est loin d’être terminée. Oserais-je dire qu’elle ne fait véritablement que commencer? Non, elle a commencé depuis bien plus longtemps que ça, mais aujourd’hui, nous y sommes. Nous sommes. The Apogee Of Our Love.

 

Alors on vit chaque jour comme le dernier.
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés…
Alors on vit chaque jour comme le dernier,
Parce qu'on vient de loin.

 

 

Ears: “We’re From America”, Marilyn Manson

Brain: I have faith in you. I have faith in us.

mardi 12 mai 2009

My Dream of Love

 

“Had I the Heavens’ embroidered clothes,                           Enwrought with golden and silver light,                                             The blue and the dim and the dark cloths                                        Of night and light and the half-light,                                                I would spread the cloths under your feet:                                     But I, being poor, have only my dreams;                                           I have spread my dreams under your feet;                                 Tread softly because you tread on my dreams.

“He wishes for the cloths of Heaven”, W. B. Yeats

 

 

Ears: “If I Was Your Vampire”, Marilyn Manson

Brain: I only dream of an easy love story with you…

jeudi 7 mai 2009

Tell Her

Je suis amoureux.

Depuis plus d’un an.

 

Mon cœur bat pour toi depuis tout ce temps. Cœur timide. Cœur à vif. Laissé pour mort à la brûlure de la réalité et de paroles blessantes parfois. Bercé en la chaleur de ton sein souvent, cette chaleur qui le fait battre si fort. Mille tambours battants, sur les plus hautes tours de la Terre, lançant à plein poumons leur écarlate cri unique. Hurlant la douleur, chantant l’amour, scandant l’espoir, toujours. Cœur amoureux. Cœur souvent déçu, souvent déchu, mais jamais perdu.  Toujours battant, face à la marée, brisant les flots, relevant tous les défis, se relevant de chaque échec. Chaque épreuve le rend plus fort, cœur qui bat plus fièrement. Chaque jour l’amour grandit dans mon cœur amoureux.


Oh please tell her, lovely little turtle, tell her

My tale: I have always and will always love her.

Then please tell her, lovely little turtle, tell her

I’ll leave a taste of lily flower on her lips.

From me tell her, lovely little turtle, tell her

I will find shelter my head lying on her hips.

And last tell her, lovely little turtle, tell her

She is to me that rare pale blue lunar eclipse.

Oh yes tell her, lovely little turtle, tell her

I love her.



Ears: "Free Fall", In Flames

Brain: Her.