lundi 6 juillet 2009

mercredi 20 mai 2009

The High End Of Low

Un centimètre d’épaisseur, une photographie argentique des escaliers de la Butte Montmartre, rouge foncé avec un bandeau noir. Ses couleurs, sa beauté simple. Le genre d’objet que l’on serait vite tenté de toujours garder en poche pour pouvoir l’effleurer du bout des doigts à tout moment. Pouvoir poser ses yeux dessus à tout moments, frissoner à son moindre contact déclencheur de réactions électriques sous-cutanées sans jamais s’en lasser, goûter ses lèvres et sa peau pour ne jamais en oublier la douceur et la délicatesse, plonger dans ses yeux, et se sentir le mieux du monde dans ses bras.

Délicatement, je retire l’élastique, je dérape et il claque. Ne sois pas si pressé, profites du moment qui précède la révélation, c’est divin, tu verras. Je soulève doucement la couverture de carton, et je plonge. Prochain arrêt: Par(ad)is. Un monde de douceur, un monde qui respire le bonheur, la chaleur des battements d’un Coeur précieux et fragile. Une histoire dans une histoire. Un monde dans un monde. Les pages se tournent, les épisodes s’enchaînent, je suis sous le charme. Au détour des pages, un Coeur en Chocolat, un arbre, un voyage sur la Lune, une Tortue gourmande et un agent chimique X. Quand j’arrive à la dernière page, trop tôt, je n’ai plus qu’une envie: recommencer ce voyage avec elle. J’en fais la promesse.

Et là, alors que je referme la couverture rouge sur ses petites feuilles jaunes crayonnées par sa main adroite, là, à ce moment précis, tout bascule. Une sensation inconnue s’empare de mon corps, je perds le contrôle. Je me mets à trembler, comme une feuille en automne, alors je crains la chute. Free Fall. Et les premières gouttes viennent. Je viens de lire les plus belles lignes qu’il ne m’a jamais été donné l’occasion de lire, chaque lettre résonnait dans mon coeur comme un millier de carillons, chaque molécule de mine de crayon, chaque rayon de lumière que mon oeil perçoit, chaque atome de ce petit bijou est comme une explosion dans la cabane au fond de mon coeur. Mon visage se fige, un sourire imbécile sur mes lèvres, mes mains tremblent, s’agrippent à l’élastique. Et là, je réalise que je suis en train de pleurer. Je pleure, pas de tristesse, pas de joie, je pleure d’Amour. Et c’est la plus étrange des sensations. C’est loin d’être désagréable. Je pleure d’Amour. Je pleure d’Amour!

Si je devais écrire un dernier article, ce serait celui-ci. The High End Of Low. L’Apothéose de Nous. Mais il nous reste trop de choses à vivre pour que je m’arrête ici. Ces pages seront les minutes de notre histoire, et elle est loin d’être terminée. Oserais-je dire qu’elle ne fait véritablement que commencer? Non, elle a commencé depuis bien plus longtemps que ça, mais aujourd’hui, nous y sommes. Nous sommes. The Apogee Of Our Love.

 

Alors on vit chaque jour comme le dernier.
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés…
Alors on vit chaque jour comme le dernier,
Parce qu'on vient de loin.

 

 

Ears: “We’re From America”, Marilyn Manson

Brain: I have faith in you. I have faith in us.

mardi 12 mai 2009

My Dream of Love

 

“Had I the Heavens’ embroidered clothes,                           Enwrought with golden and silver light,                                             The blue and the dim and the dark cloths                                        Of night and light and the half-light,                                                I would spread the cloths under your feet:                                     But I, being poor, have only my dreams;                                           I have spread my dreams under your feet;                                 Tread softly because you tread on my dreams.

“He wishes for the cloths of Heaven”, W. B. Yeats

 

 

Ears: “If I Was Your Vampire”, Marilyn Manson

Brain: I only dream of an easy love story with you…

jeudi 7 mai 2009

Tell Her

Je suis amoureux.

Depuis plus d’un an.

 

Mon cœur bat pour toi depuis tout ce temps. Cœur timide. Cœur à vif. Laissé pour mort à la brûlure de la réalité et de paroles blessantes parfois. Bercé en la chaleur de ton sein souvent, cette chaleur qui le fait battre si fort. Mille tambours battants, sur les plus hautes tours de la Terre, lançant à plein poumons leur écarlate cri unique. Hurlant la douleur, chantant l’amour, scandant l’espoir, toujours. Cœur amoureux. Cœur souvent déçu, souvent déchu, mais jamais perdu.  Toujours battant, face à la marée, brisant les flots, relevant tous les défis, se relevant de chaque échec. Chaque épreuve le rend plus fort, cœur qui bat plus fièrement. Chaque jour l’amour grandit dans mon cœur amoureux.


Oh please tell her, lovely little turtle, tell her

My tale: I have always and will always love her.

Then please tell her, lovely little turtle, tell her

I’ll leave a taste of lily flower on her lips.

From me tell her, lovely little turtle, tell her

I will find shelter my head lying on her hips.

And last tell her, lovely little turtle, tell her

She is to me that rare pale blue lunar eclipse.

Oh yes tell her, lovely little turtle, tell her

I love her.



Ears: "Free Fall", In Flames

Brain: Her.

dimanche 26 avril 2009

Doom Deep

 

Ears: “The Lies I Sire” [Album], My Dying Bride

Brain: Relationships are a mess.

mardi 7 avril 2009

Pure Reason Love

"Deus Ex Machina", Pure Reason Revolution

"Les Malheurs", Pure Reason Revolution


Tu te couvres tu t'éclaires
Tu t'endors et tu t'éveilles
Au long des saisons fidèles

Tu bâtis une maison
Et ton coeur la mûrit
Comme un lit comme un fruit

Et ton corps s'y réfugie
Et tes rêves s'y prolongent
C'est la maison des jours tendres

Et des baisers dans la nuit.
"Semaine", Paul Éluard


Ears: "Listening", The Used
Brain: Say it again and again...

jeudi 2 avril 2009

White Birds


À jamais gravés sur ma peau, tes caresses y ont laissés des marques délicieuses. Traçant des sillons humides, dessinant les contours de notre étreinte, tes mains s'emparaient de moi. Je me livrais sans retenue, j'étais tien et je ne désirais qu'une chose. M'abandonner, me livrer tout entier et à jamais, que tes doigts courent sans fin sur ma peau. Le simple contact avec ton corps fait frissonner tout mon être. Souvent la nuit, j'en rêve encore. Tout à coup, je sens ta jambe frôler la mienne puis la chaleur de ton corps qui se rapproche du mien, le poids de ton bras sur moi, tes doigts qui s'agrippent, tes cheveux qui nagent sur ma peau, tes lèvres dans mon cou, et ton coeur qui bat tout contre moi. Ce doux battement qui me berce. Ce doux battement que je voudrais pouvoir cueillir et conserver toujours. Souvent ma peau se souvient et des sensations fantômes me parcourent le corps sans prévenir. Doux frisson. Amoureux frisson.



I would that we were, my beloved,
white birds on the foam of the sea!


We tire of the flame of the meteor,
before it can fade and flee;
And the flame of the blue star of twilight,
hung low on the rim of the sky,
Has awakened in our hearts, my beloved,
a sadness that may not die.

A weariness comes from those dreamers,
dew-dabbled, the lily and rose;
Ah, dream not of them, my beloved,
the flame of the meteor that goes,
Or the flame of the blue star that lingers
hung low in the fall of the dew:
For I would we were changed to white birds
on the wandering foam: I and you!

I am haunted by numberless islands,
and many a Danaan shore,
Where Time would surely forget us,
and Sorrow come near us no more;
Soon far from the rose and the lily,
and fret of the flames would we be,


Were we only white birds, my beloved,
buoyed out on the foam of the sea!
"The White Birds", William Butler Yeats




Ears: "AVO", Pure Reason Revolution
Brain: Nothing should never be able to tear us apart. Nothing. Ever.